La polémique créée autour de l’équipe féminine de handball de Joachim continue de s’amplifier. Le dernier fait en date demeure que l’Union Sportive Beau Bassin Rose-Hill a remporté son match par forfait, mardi dernier au gymnase James Burty David à Trou-aux-Cerfs, dans le cadre du festival organisé par le comité régional de Curepipe. Un forfait qui s’explique par le fait que les joueuses de Joachim n’avaient pas leurs licences en leur possession. Après maintes discussions, l’arbitre a finalement donné gain de cause à l’USBBRH.
Dirigeant de l’équipe de Joachim, Jimmy Anthony soutient que le forfait a été accepté, en attendant que l’Association mauricienne de handball (AMH) prenne position sur ce sujet. Du côté de l’USBBRH, le président Bose Soonarane avance que l’appellation de l’équipe, soit Cercle de Joachim ou Joachim Handball Club, pose toujours problème et qu’il compte écrire au ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo, afin qu’une enquête soit menée. Pour rappel, les joueuses de l’USBBRH et du BBRH Plaisance HBC avaient effectué un sit-in dimanche au gymnase de Phoenix au moment du coup d’envoi de la seconde demi-finale de la Coupe de la République.
Bose Soonarane, Gérard Louise et Sylvio Tabardin du BBRH Plaisance HBC, de même que Benoît Souchon, dirigeant du Curepipe Starlight, avaient d’ailleurs animé un point de presse mardi dernier. Un point de presse au cours duquel ils ont notamment dénoncé le transfert de six joueuses du Curepipe Starlight pour l’équipe de Joachim.
« Ces transferts ont-ils été autorisés dans le cadre des règlements en vigueur au niveau de la fédération, surtout qu’un maximum de deux joueuses transférées est autorisé vers un club ? La fédération a-t-elle accordé des licences à ces joueuses ? » se sont-ils demandés. Ces trois dirigeants arguent également que les autres équipes auraient dû être avisées si un nouveau club avait été formé.
Concernant le sit-in de dimanche, ils avancent la raison suivante : « Aucun arrangement n’a été conclu entre les deux équipes. Cela a été une décision spontanée pour sauvegarder les intérêts du handball. Si la rencontre s’était déroulée, le vainqueur aurait alors affronté une équipe illégitime en finale. Cela aurait constitué un acte immoral, d’autant qu’à samedi soir nous étions encore dans le flou complet concernant l’appellation de l’équipe finaliste. »
Les représentants de ces trois équipes soutiennent cependant ne pas être en conflit avec la fédération. « Nous nous battons simplement contre le fait que des équipes utilisent des prête-noms. La fédération doit rester neutre et ne doit pas être concernée par ce jeu infect qui est d’utiliser des ruses pour aligner ces six joueuses. De ce fait, cette affaire risque de prendre des proportions jusqu’à l’éclatement de la fédération ».
Dans un autre ordre d’idées, ils ont dénoncé des manquements notés lors de l’assemblée générale annuelle de l’AMH organisée le 22 février dernier, notamment le fait que l’annonce de cette activité n’ait pas été effectuée dans deux journaux, comme le stipulent les règlements, le rapport financier qui n’a pas été présenté et les « propos indignes » du président de la fédération envers le représentant d’un club.