La finale du championnat féminin de handball, prévue demain matin (10h) au gymnase de Phoenix, se déroulera sous le signe de la controverse. L’Union Sportive Beau Bassin Rose-Hill, tenante du titre, proteste contre la présence de la Malgache Jacqueline Rasoariveho au sein du Curepipe Starlight. Quant à la finale masculine entre ces deux mêmes équipes, elle s’annonce passionnante dans le sens où la formation des villes soeurs vise un quinzième titre consécutif, tandis que les Curepipiens essaieront de confirmer leur succès acquis lors de la phase qualificative.
Dans des courriers adressés au ministre du Travail, Shakeel Mohamed, et au secrétaire permanent de ce ministère, l’USBBRH, par le truchement de son président, Bose Soonarane, soutient que Jacqueline Rasoariveho est employée dans une usine à Maurice et évolue également sous contrat avec le CSSC. Il appuie sa motion à travers un règlement du Work Permit qui se lit ainsi : « The holder is not permitted to seek or accept alternative employment whilst in Mauritius or to engage in any trade, art or gainful occupation. » Ces courriers sont toutefois restés sans réponse jusqu’ici. Ce qui exaspère Bose Soonarane. « Un précédent a été créé, et une porte a été ouverte pour d’autres abus à l’avenir. »
De ce fait, le président de cette formation affirme que la finale de demain sera disputée under protest et que l’affaire pourrait être référée à la justice. Du côté du Curepipe Starlight, cette prise de position de l’USBBRH laisse pantois. « Les documents ont été avalisés et tout a été fait selon les règles. Ces démarches ont été effectuées depuis plus d’un an et cela fait déjà six mois que Jacqueline évolue sous nos couleurs », soutient l’entraîneur Dominique Filleul. Ce dernier affirme également que la joueuse de la Grande île n’est pas rémunérée et pratique cette discipline rien que pour le plaisir, au même titre que ses coéquipières.
Même son de cloche au niveau de l’Association mauricienne de handball (AMH). « Le Curepipe Starlight a effectué toutes ses démarches dans les règles et ainsi Jacqueline a été autorisée à évoluer. Ce n’est qu’à la veille de la finale qu’une protestation est émise contre sa présence et je considère comme mesquine cette démarche de l’USBBRH », déplore Daniel Gérard, président de cette instance.
Malgré cette controverse, Dominque Filleul affiche une certaine confiance dans l’optique de détrôner l’adversaire du jour. « Tout comme l’équipe masculine, les handballeuses affichent une réelle motivation. Les séances d’entraînement se sont révélées très dures et nous souhaitons que tous les efforts consentis soient récompensés. » Il est à noter que lors des demi-finales tenues samedi dernier, le CSSC avait bénéficié du forfait du Cercle de Joachim, tandis que l’USBBRH avait pris le meilleur du BBRH Plaisance HBC sur le score de 27 à 18.
Du côté de l’équipe des villes soeurs, la pleine confiance est exprimée. « Nous sommes à 100% certains de réaliser le doublé. Nous nous sommes battus pendant toute une saison et nous ne nous voyons pas échouer si près du but », prédit Gervais Dorasamy, team-manager du groupe. Du côté de l’équipe masculine, large vainqueur du BBRH Plaisance HBC (50-19) en demi-finales, David Malié a repris le chemin de l’entraînement et devrait tenir sa place. Par contre, le pivot de l’équipe féminine, Marjorie Trisilio, s’est blessée à l’entraînement jeudi dernier et sa présence demeure incertaine.