En succédant à la Jeunesse Sportive Bénédictine au palmarès, la Case Cressonnière a confirmé l’hégémonie réunionnaise à la Coupe des clubs de l’océan Indien de handball masculin. Au Palais des Sports de Roche Caïman aux Seychelles vendredi dernier, on aura été finalement servi par des finales exclusivement réunionnaises, le titre féminin allant à Saint-Gilles. De son côté, la formation mauricienne de l’Union Sportive Beau Bassin Rose-Hill, runner-up lors de la dernière édition, s’est cette fois contentée de la troisième place.
Actuellement dans le Top Four du championnat de l’île soeur, la Case Cressonnière, équipe ayant effectué quelques camps d’entraînement à Maurice, a donc repoussé le challenge de l’ASHB Tampon en finale. Et ce, sur le score de 28-22. Une revanche pour l’équipe de Saint-André, qui s’était inclinée face à cet adversaire (13-16) lors de la phase qualificative. Au bout du compte, un verdict qui avait fermé les portes de la finale à l’USBBRH. Cette dernière formation s’est donc retrouvée sur la troisième marche du podium suite à son succès de 44-34 aux dépens des Seychellois de Durenta Brothers. Autre consolation pour l’équipe des villes soeurs : le titre de meilleur buteur décroché par un de trois joueurs étrangers, à savoir le Malgache Patrick Ravetmanantsoa.
Pour rappel, l’équipe mauricienne, qui a dû remuer ciel et terre afin de pouvoir effectuer ce déplacement, avait entamé cette compétition de brillante manière en dominant successivement des Durentha Brothers (19-17) et de l’ASHB Tampon (19-16). Toutefois, Cedric Kistohurry et ses coéquipiers devaient être freinés dans leur élan par la Case Cressonnière (16-23). Ils se rebiffaient toutefois face aux Seychellois de Super 8 sur le score de 36-19. Au bout du compte, ils terminaient à la troisième place à l’issue de cette phase qualificative et étaient alors contraints de disputer le match de classement.
Chez les dames, suite au forfait de l’USBBRH pour des raisons financières, la compétition s’est résumée avec la participation de deux équipes réunionnaises et deux des Seychelles. Les représentantes de l’île soeur étaient au-dessus du lot, et Saint-Gilles a ainsi fait la différence face au FC Port (27-22). Cette dernière formation se contente de nouveau de la deuxième place après son échec en finale face à Saint-André l’année dernière lors de la compétition tenue à Maurice. La médaille de bronze est revenue aux Seychelloises de MF Storm, vainqueurs de leurs compatriotes de Cap Sisters (30-20).
Il est à espérer que la prochaine édition prévue à Madagascar l’année prochaine ait un plus grand succès de participation. Cette fois, les équipes de la Grande île et de Mayotte n’ont pas répondu à l’appel.