Le CSSC a remporté la Coupe de la République cette saison

Alors que des cas de peste ont été signalés dans la Grande île et que le premier tour des présidentielles se tiendra au début du mois de novembre, le vice-champion de Maurice de handball, le Curepipe Starlight Sporting Club, et la championne de Maurice, l’Union Sportive Beau-Bassin Rose-Hill, pourraient ne pas se déplacer à Madagascar pour la Coupe des clubs de l’océan Indien (CCOI), prévue du 26 novembre au 2 décembre.

Benoit Souchon, dirigeant du CSSC, indique qu’il ne veut pas « prendre de risque d’envoyer mes joueurs à Madagascar avec tout ce qui s’y passe. Nous savons tous qu’il y a de forts risques que l’épidémie de peste s’aggrave. Également, lors des élections, les militaires malgaches sont armés et ce serait très irresponsable pour moi de jouer avec la sécurité de mon effectif. » Toutefois, il ne manque pas de blâmer au passage ses joueurs pour « la saison catastrophique malgré notre deuxième place. Au début, nous avions des projets, dont celui de retenir le titre, mais les joueurs n’ont pas suivi les consignes. J’avais comme objectif de faire venir un entraîneur français pour superviser notre préparation pour la CCOI, mais en voyant les résultats de l’équipe, j’ai laissé tomber cette idée. » À savoir que c’est l’Association Sportive de Vacoas-Phœnix qui a décroché le titre cette saison.

« Les différents clubs qualifiés sont à la recherche de sponsors pour financer le voyage et l’hébergement. En ce moment, le CSSC est loin de son meilleur niveau et j’ai une responsabilité envers les sponsors. Je ne peux accepter d’être financé pour ne pas être performant à Madagascar. Lors de l’édition 2017, on avait pris la cinquième place et cette année, nous avons visé le podium. Mais à l’heure actuelle, nous sommes loin de cela », avoue Benoît Souchon. « L’équipe du CSSC bénéficie du gymnase James Burty.

David à Curepipe une fois par semaine, pour une durée de 1h30. Comment voulez-vous que notre équipe se prépare correctement pour cette compétition inter iles ? Je pense que la fédération se devait de faire en sorte de nous fournir de quoi nous préparer, sachant que les autres gymnases sont en rénovation pour les Jeux des îles 2019. »

Au niveau des filles, le président de l’USBBRH, Philippe Boudou, partage l’avis de son homologue curepipien. « L’insécurité à cette période de la compétition m’inquiète vraiment. Si le doute plane toujours sur la tenue de la compétition à Madagascar, ce sera très difficile que mes joueuses fassent le déplacement », nous dit-il. Aussi attend-il un retour de l’Association mauricienne de handball. « Selon les règlements qui ont été votés en 2017, la fédération se doit de remettre un chèque d’environ Rs 200 000 afin de financer le voyage des équipes championnes », déclare-t-il.

C’est ainsi qu’au final, il ne renonce pas tout à fait à faire le voyage à Madagascar, mais sous deux conditions. « En 2017, le comité avait déjà voté pour les frais de déplacement et les membres avaient vu que cela serait possible. Donc, si nous avons ces fonds et si tout se calme à Madagascar, nous serons de la partie. »