La sélection masculine de handball vise un triple objectif dans cette présente édition des Jeux des îles. Tout d’abord, s’extirper du groupe de la mort où figurent Madagascar et Mayotte, puis terminer à la première place de sa poule, évitant ainsi La Réunion en demi-finales et finalement parvenir en finale et créer l’exploit. Une mission périlleuse dans le sens où les Réunionnais seront des plus redoutables devant leur public et que les Malgaches seront de très sérieux clients. La sélection mauricienne ne compte tout de même pas jeter les armes.
Le handball masculin effectue son grand retour aux Jeux des îles. Depuis 1998, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, surtout pour Maurice, vu l’essor pris par cette discipline au fil des années. Comme le confirme d’ailleurs Burty Caramsing, qui a fait partie de cette épopée et qui se retrouve aujourd’hui investi du rôle d’entraîneur national.
« Il demeure évident que nous avons bénéficié cette fois d’une meilleure préparation à travers des frottements réguliers. Au fil des années, nous avons rattrapé notre retard face à La Réunion et Madagascar, et il nous reste maintenant à effectuer quelques retouches afin d’aborder la compétition dans les meilleures dispositions possibles ».
Cette fois, ce sera une sélection composée en majeure partie d’éléments de l’Union Sportive Beau Bassin Rose-Hill et du Curepipe Starlight qui sera en action. Cette sélection a également été renforcée de par la présence de Pascal Arokeum, joueur qui évolue au sein de la formation réunionnaise de La Possession. Seul expatrié ayant tous ses documents en règle, contrairement au gardien de but Damien Lauret, il aura l’occasion de confirmer son potentiel dans une infrastructure, soit le gymnase Daniel-Narcisse, qu’il connaît du bout des doigts.
Afin d’être à la hauteur des espoirs placés en eux, Stephano Lagarde et ses coéquipiers ont bénéficié de l’apport de plusieurs sparring-partners, et non des moindres, notamment une sélection croate et les formations réunionnaises de l’ASHB Tamponnais, Lasours, La Case Cressonnière, l’AS Saint-Gilles Les Hauts et Joinville.
Qui plus est, elle a participé aux éliminatoires de la zone 7 en mars dernier, mais a chuté de justesse face à la sélection malgache. Toutefois, l’étroitesse du score (28-30) et les conditions dans lesquelles s’est déroulée cette rencontre peuvent laisser présager que la sélection de la Grande île sera prenable. La confirmation sera attendue lors du duel prévu le 3 août en soirée.
Même si la venue des sélections de la Guinée et du Congo Brazzaville n’a pu se concrétiser, de même que celle des anciennes gloires de l’équipe de France et une tournée en France, il n’en demeure pas moins que le conseiller technique, Dominique Filleul, se dit satisfait de la progression de son groupe.
« Nous sommes quasiment fin prêts, alors que l’échéance approche à grands pas. Les joueurs sont conscients de leur mission et sont déterminés à avoir leur mot à dire dans cette compétition. Ils devront faire preuve de toute leur combativité pour répondre aux défis physiques de leurs deux premières sorties ».
Deux sorties qui ne s’annoncent guère de tout repos face à Madagascar et Mayotte. « Ce sera donc le groupe de la mort. Nous serons d’emblée fixés si nos objectifs ne sont pas trop ambitieux », enchaîne Dominique Filleul. Si ces trois forces en présence viseront la première place du groupe afin d’éviter La Réunion en demi-finales, il demeure un fait que la sélection de l’île soeur veut rester sur ses gardes, si l’on croit les propos tenus par l’entraîneur Fernand Chane-Kune au Quotidien de la Réunion.
« Nous sommes favoris, il faut l’admettre. Mais j’ai déjà joué des finales que je devais logiquement gagner et que j’ai perdues. Il y a une réalité, c’est le résultat à la fin de la partie. Pour le reste, tout est possible. Il faut rester humbles ». Certes, les Réunionnais devraient largement dominer leur groupe comprenant les Seychelles et les Comores. La suite des événements s’annoncera épique.