Partira, partira pas? C’est là que se situe toute la question sur la participation de deux handballeuses, Anita Grapinet et Stéphania Shiekmeera et un handballeur Damien Laurent au sein de la sélection nationale qui ira défendre les couleurs de Maurice aux 9es JIOI à La Réunion. La question est posée puisque les trois athlètes ne sont pas nés à Maurice et qu’avant décembre 2014, ils n’avaient pas la nationalité mauricienne. Or les règlements techniques des 9es Jeux, indiquent de façon claire et nette que tout joueur «qui aura acquis la nationalité de l’île dans les six mois précédant la date d’engagement nominatif, devra avoir été licencié au moins 1 an avant la date d’ouverture des Jeux […]»
Partira, partira pas? C’est là que se situe toute la question sur la participation de deux handballeuses, Anita Grapinet et Stéphania Shiekmeera et un handballeur Damien Laurent au sein de la sélection nationale qui ira défendre les couleurs de Maurice aux 9es JIOI à La Réunion. La question est posée puisque les trois athlètes ne sont pas nés à Maurice et qu’avant décembre 2014, ils n’avaient pas la nationalité mauricienne. Or les règlements techniques des 9es Jeux, indiquent de façon claire et nette que tout joueur «qui aura acquis la nationalité de l’île dans les six mois précédant la date d’engagement nominatif, devra avoir été licencié au moins 1 an avant la date d’ouverture des Jeux […]»
COM: rien contre
Il s’avère que pour l’heure aucun des trois handballeurs, qui sont tous nés à La Réunion, n’a pu démontrer aux autorités —notamment le Conseil International des Jeux qui valide les accréditations —  la preuve du contraire. Jeudi a eu lieu, au ministère de la Jeunesse et des Sports, une réunion entre le ministre, Yogida Sawmynaden, son Directeur des Sports, Ram Lollchand, le secrétaire général du Comité Olympique Mauricien, Vivian Gungaram en présence de Philippe Hao Thyn Voon, président du COM et du CIJ pour tenter de trouver une solution acceptable dans ce deadlock. Selon nos informations, aucune solution n’a été trouvée à ce dilemme et qui pourrait, faute de preuves, être mis aux oubliettes dans les 48 heures qui suivent. En effet, les fédérations dont leur discipline est au programme ont jusqu’au 30 juin pour déposer la liste finale de leur sélection.
Selon les informations dont nous disposons sur ce dossier, il s’avère que le Directeur des Sports a été prié d’envoyer un courrier à ceux concernés, tout aussi bien qu’à la Fédération mauricienne de Handball afin de fournir les preuves que ces trois joueurs disposent de la nationalité mauricienne depuis au moins six mois avant la date des engagements nominatifs qui remontent à avril dernier pour être en conformité avec les règlements techniques du COJI pour ces Jeux. Car lors des discussions jeudi dernier, le secrétaire général du COM, qui défend le dossier mauricien aux réunions du Conseil International des Jeux (CIJ), a bien fait comprendre que si les conditions attachées sont respectées, il ne devrait pas y avoir de problème.
«Le COM sera le premier à être content de la participation de ces trois joueurs dans la sélection. Toutefois, depuis le départ, il était question que pour y parvenir il y a des conditions à respecter. La fédération était bien informée depuis l’année dernière des conditions attachées à  la sélection d’un joueur qui n’est pas né à Maurice. Aujourd’hui, il faudra montrer les preuves qui sont demandées», a expliqué hier à Week-End, Vivian Gungaram.
Intervention
du ministre?
D’un autre point de vue, il faut croire que ce dossier lié à la participation de
Stéphania Shiekmeera, Anita Grapinet et Damien Laurent a pris des proportions énormes et qui nous rappelle bizarrement l’affaire de la nageuse Stéphanie Ah-Quah lors des JIOI de 2011 aux Seychelles. Dans cette affaire, il était surtout question de trouver une place dans la sélection nationale, mais elle avait la nécessité de respecter les conditions de la FMN pour obtenir non seulement sa licence, mais aussi sa sélection.
Le sport en équipe étant ce qu’il est, les conditions ne sont pas les mêmes que celles liées aux sports individuels. Ce qui nous amène à se demander si cette affaire n’est pas qu’une tempête dans un verre d’eau. – Les règlements techniques sont clairs sur ce sujet et il n’y a pas mille façons d’interpréter ces règlements. La lecture de la section 3.0 (PARTICIPATION) de ces règlements laisse clairement comprendre que Stéphania Shiekmeera, Anita Grapinet et Damien Laurent auraient dû, depuis le mois de novembre 2014, avoir en leur possession un passeport mauricien, où sont inclus les numéros de la carte d’identité nationale.
Selon nos informations, il n’y a qu’Anita Grapinet qui a déposé une copie de sa carte d’identité qui n’a été émise que le 11 janvier 2015. Les deux autres, selon nos renseignements, ont soumis leur act de naissance, qui n’est cependant pas un document émis par l’Etat Civil mauricien, mais français puisque les deux sont nés à La Réunion. Il est aussi bon de savoir qu’aucun de trois joueurs ne dispose d’une licence de la Fédération mauricienne de Handball depuis juillet 2014, puisque ce n’est que vers la fin de décembre 2014 qu’ils ont été contactés pour rejoindre la présélection. Aucun point n’a souligné que lorsque La Ligue Réunionnaise de Handball avait soumis sa liste nominative pour les accréditations, les noms de ces joueurs y figuraient nous indique le Comité Olympique Mauricien.
D’où notre  question si cette affaire n’est pas plus une question d’opportunisme qu’un choix de coeur. Il est important d’indiquer que Stéphania Shiekmeera et Anita Grapinet étaient, pendant un moment,  dans la présélection de l’île de La Réunion, conduit par Vincent Hoareau. Leurs noms étaient même indiqués dans la presse réunionnaise et dans une édition de janvier d’un quotidien de La Réunion, Stéphanie Shiekmeera a même confié qu’elle fut contactée par Dominique Filleul fin décembre 2014 et que Maurice est pour elle un choix du coeur et qu’il est arrivée à Maurice à la mi-janvier 2015.
Même Damien Laurent, le gardien de but de l’équipe de Tampon, a signifié son intention de ne rejoindre Maurice qu’en décembre dernier lors de la tournée de son équipe à Maurice. Nous retiendrons aussi cette déclaration étonnante de Damien Laurent: «Le ministre des sports mauricien est intervenu. En deux jours, tout était réglé. Depuis aujourd’hui même, ils m’ont fait savoir qu’ils tenaient ma nouvelle carte d’identité à  disposition.» Fin de citation…