Le championnat national 2016 est resté en travers de la gorge de nombreux passionnés de handball. Une saison gâchée par des controverses entre les clubs et la Mauritius Handball Association (MHA). Son président, Daniel Gérard, a été attaqué en justice par le Curepipe Starlight Sporting Club (CSSC) au sujet de la suspension de Jean-Noël et Stéphano Lagarde, et par l’Union Sportive de Beau-Bassin/Rose-Hill (USBBRH) concernant le match « annulé » entre elle et le CSSC.
Le 16 mai, le Tribunal d’Arbitrage du Sport (TAS) a rendu son verdict dans l’affaire des frères Lagarde, suspendus depuis leur transfert de l’USBBRH au CSSC en juin 2016. Le Curepipe Starlight a gagné son procès. « Le CSSC gagne son cas », écrit son dirigeant, Benoît Souchon dans un courrier adressé aux journalistes. « Je suis heureux de la tournure des événements. Cependant, je reste convaincu que la décision de suspendre les Lagarde a été prise par le président, et ce, sans consultation avec les autres membres du comité directeur et en faisant fi des procédures disciplinaires en vigueur », poursuit-il.
Sa demande devant le tribunal consistait à lever la suspension « injuste » qui pesait sur les deux handballeurs de la formation curepipienne, afin qu’ils puissent rejoindre le championnat. Maintenant que son souhait s’est exaucé, Jean-Noël et Stéphano pourront défendre les couleurs de leur nouveau club pour la saison 2017, après avoir été écartés du hand pendant presqu’un an, assistant au sacre de leur équipe sans pouvoir apporter leur pierre à l’édifice.
Contacté par Week-End pour une réaction, Daniel Gérard est resté injoignable. Mais on se souviendra que, dans l’édition du 24 juillet, il avait déclaré que « les deux nouveaux joueurs du Curepipe Starlight ont écopé d’une sanction sévère parce qu’ils ont induit l’AMH en erreur. Ils nous ont assurés que les papiers de leur transfert ont été signés par le USBBRH, leur ancien club, et qu’ils avaient rendu les trophées et autres biens leur appartenant. Or, après avoir mené notre enquête, il s’est avéré que tout était faux. Le cas a été confié à l’Ombudsperson for Sport, avec qui nous sommes tombés d’accord pour les suspendre. »  
Le président de la MHA n’est toutefois pas au bout de ses peines, puisqu’une fois de plus il devra se présenter devant le TAS. Le rendez-vous a été fixé au 6 juin. Cette fois-ci, il devra justifier sa décision d’annuler la rencontre USBBRH-CSSC le 12 février dernier, un match comptant pour la manche retour du championnat, qui s’annonçait décisif pour le titre de champion de Maurice.
Selon le président de l’US Beau-Bassin/Rose-Hill, Philippe Boudou, « ce choix a été fait sans qu’il ait réuni le comité technique. Une équipe est déclarée forfait quand elle ne s’est pas présentée sur le terrain. Or, pour le jour du match, nous étions là ainsi que notre adversaire. Par contre, nous avions refusé de jouer parce qu’il n’y avait pas de scoreboard, les filets étaient troués et les conditions n’étaient pas réunies pour que le match, réputé pour être de haute intensité, se déroule convenablement. Nous avions alors formulé une demande auprès de la fédération pour renvoyer le match à une date ultérieure. Mais au lieu de cela, les deux clubs ont perdu sur forfait. Nous avons été injustement pénalisés ». À savoir qu’au moment des faits, le CSSC était disposé à rejouer le match, ne voulant pas le titre sur tapis vert.