La demi-finale féminine opposant l’Union Sportive Beau-Bassin Rose Hill face au Curepipe Starlight a tenu toutes ses promesses hier au gymnase de Phoenix même si le public n’avait pas répondu présent. L’équipe des villes soeurs était la grande favorite pour la gagne comme à l’accoutumé mais à la surprise générale c’est la bande à Dominique Filleul qui est venue s’imposer sur le fil.
Du reste, les Curepipiennes ont débuté la rencontre en fanfare. Après dix minutes de jeu elles menaint déjà par 5 buts à zéro. Un score impensable alors que les Beaubassinoises n’arrivaient pas à retrouver leur jeu. Cependant suite à quelques décisions arbitrales jugées litigieuses pour certains et juste pour d’autres, la formation de Curepipe allait évoluer à trois joueuses sur le terrain. La sentence ne s’est pas faite attendre. Les Ketty Boodoo et consorts allaient capitaliser sur cette avantage numérique pour recoller au score et même prendre l’avantage.  Le ton était enfin donné et la rencontre était lancée.
La mi-temps était sifflé avec un avantage de buts en faveur de l’Union, score 9 à 7. A la reprise, la physionomie du match devait changer. Cette fois-ci c’est les Beaubassinoises qui se montrèrent les plus entreprenantes. Les Curepipiennes étaient comme tetanisées par l’enjeu et Beau-Bassin Rose Hill allait même avoir une avance de six buts à dix minutes de la fin. Cependant, il était écrit que le Curepipe Starlight allait remporter ce match. En effet sous l’impulsion d’une excellente Jacqueline Rasoarinela, l’avance des protégées de Cédric Kistohurry allait fondre comme neige. Les Curepipiennes allaient renverser une situation largement dans leur désavantage pour s’imposer inextremis à six secondes de la fin par 17 à 16.
Au coup de sifflet final, on a eu droit à une véritable scène  de liesse c’est dire l’exploit réalisé par les joueuses curepipiennes qui ont souvent buté sur l’Union Sportive Beau Bassin Rose Hill…on se serait cru à la finale.  » La victoire a pris du temps à se dessiner. On a fait un très bon entame de match mais les pénalités récoltaient par nos joueuses à un moment donné nous ont coûté chères. Ce qui a fait la différence je crois que c’était l’envie. Mon groupe est allé la chercher avec les tripes cette victoire. Je leur félicite. Il faut maintenant penser à la finale car il ne faut pas croire qu’on a déjà match gagné d’avance. Une finale se joue toujours sur le terrain,  » a affirmé le coach du CSSC Dominique Filleul. Dans l’autre demi-finale masculine l’équipe de l’Union Sportive de Beau Bassin Rose Hill a fait respecter la logique en s’imposant face à son homologue de Plaisance sur le score de 31 à 24. Ils se qualifient donc pour la finale.