Face à des sparring-partners de niveau fort appréciable, à savoir les équipes réunionnaises de La Case Cressonnière, les présélections mauriciennes de handball ont pu soutenir la comparaison. Au gymnase de Phoenix hier soir, la présélection féminine a mené jusqu’à la mi-temps (13-12) avant de lâcher prise en seconde période et de s’incliner finalement sur le score de 22-28. Par contre, la rencontre masculine n’a pu parvenir à terme, étant arrêtée à la 46e minute de jeu en raison de l’aire de jeu rendue glissante par l’eau s’écoulant du toit. Les Mauriciens étaient alors aux commandes (21-20).
Sevrée de compétition depuis ses sorties face aux Réunionnaises de L’Étang-Salé en novembre dernier, la présélection féminine n’a pu soutenir le rythme, après une première période pleine de promesses. Le conseiller technique, Dominique Filleul, avait d’ailleurs sollicité d’entrée les joueuses d’expérience, à savoir Sheron Amoordon, Sharone Caramsing, Cindy Ji, Sandrine D’Autriche, Axelle Julie, Annick L’Utile et Anita Grapinet. Cette dernière évoluait ainsi contre ses coéquipières de club et se révélait la meilleure marqueuse dans le camp mauricien avec six réalisations.
Face à un adversaire qui vise un cinquième titre consécutif dans le championnat de l’île soeur et qui a remporté la Coupe de La Réunion le mois dernier, les Mauriciennes ont évolué sans complexe et ont mené tout au long de la première période. L’écart le plus large se situait à 11-6 à sept minutes de la pause. « Les joueuses se sont montrées fort appliquées et ont bien tenu le coup. Elles ont fourni un jeu agréable et ont été à la hauteur en attaque », se réjouissait Dominique Filleul.
Toutefois, la présélection devait graduellement baisser de pied en raison d’un manque de compétition. Qui plus est, La Case Cressonnière, menée par Aline Ducap et Pauline Payet, avec toutes deux huit buts à leur actif, passait à la vitesse supérieure pour prendre définitivement les devants (19-17 à la 16e minute) et s’imposer avec six buts d’écart.
Malgré cet échec, le conseiller technique se disait satisfait de la prestation de ses protégées. « La condition physique nous a fait défaut en seconde mi-temps et les joueuses ont fait montre de moins de lucidité. Quoi qu’il en soit, le fait d’avoir pu faire jeu égal avec un adversaire aussi chevronné me donne encore plus confiance en ce groupe. Il existe somme toute un coup à jouer lors des prochaines échéances ».
De son côté, Luciano Mouniama, entraîneur de La Case Cressonnière, avait également des mots élogieux à l’égard de la présélection mauricienne. « C’est une équipe qui travaille et qui se trouve aujourd’hui en progrès. Certes, elle a moins de sens tactique que les équipes réunionnaises, mais elle devrait s’améliorer d’ici aux Jeux des îles ».
Du côté masculin, l’équipe saint-andréenne avait mieux entamé le débat disputé en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, Yogida Sawmynaden, alors que la présélection recolle au score (4-4) à la 10e minute de jeu. Toutefois, ce début de rencontre devait être entaché d’un carton rouge direct concédé par David Malié pour une faute grossière sur un joueur adverse. Et dire qu’il est sous le coup d’une suspension de dix mois.
Reste que La Case Cressonnière atteignait la mi-temps sur le score de 14-12 et qu’il était question alors que la partie pouvait être arrêtée à tout moment, en raison de l’état du parquet rendu glissant par l’eau qui fuiait continuellement du toit, ce qui a occasionné des chutes spectaculaires qui auraient pu compromettre l’intégrité physique des joueurs. Le match fut ainsi interrompu à pas moins d’une vingtaine de reprises. Le corps arbitral devait finalement mettre un terme au match à 14 minutes de la fin. On s’attend donc que les rencontres prévues demain à partir de 17h se déroulent dans de meilleures conditions.
Entre-temps, Dominique Filleul se disait satisfait de la prestation de son équipe. « Comparativement aux sorties face à Lasours, nous avons cette dois montré plus de précision sur les tirs et de mobilité en défense. Face à un tel adversaire, il a d’ailleurs fallu se transcender ».