Alors que les classes ont repris normalement ce matin pour les élèves, Laura Ovide fait toujours le tour des bureaux de l’éducation dans l’espoir de faire admettre son fils Laurent au collège. Ce dernier, en fauteuil roulant, n’a pas été accepté dans les établissements approchés par sa mère, en raison de son handicap et le fait qu’il porte des couches. Une plainte a même été enregistrée à l’Equal Opportunities Commission (EOC).
Dans notre édition de samedi dernier, nous évoquions le cas de Laurent Ovide, jeune garçon souffrant d’un handicap moteur, privé de collège en raison de sa situation. Hier, sa mère Laura a reçu un appel du ministère de l’Education, l’invitant à se rendre à la PSSA ce matin. Croyant avoir enfin trouvé une solution au problème, elle s’est déplacée de Baie-du-Tombeau à Beau-Bassin avant de s’entendre dire qu’elle devrait plutôt aller au ministère de l’Education à Phoenix. « Ce n’est pas évident d’avoir à faire le va-et-vient ainsi, avec un enfant handicapé sur les bras. D’autant plus que je dois trouver l’argent nécessaire pour le transport à chaque fois. »
Ce matin, Laura Ovide a dû ainsi aller déposer la jumelle de Laurent au collège Bhujoharry — cette dernière peut marcher — avant de se rendre à Beau-Bassin. Finalement, c’est au bureau de la zone 1 du ministère de l’Education qu’elle s’est retrouvée dans l’espoir qu’une bonne nouvelle l’attendait enfin. « J’ai été bien reçue par un officier qui s’est montré très concerné par la situation. Il m’a demandé de me rendre au collège Trinity. J’espère, cette fois-ci, que mon fils sera accepté. »
L’Equal Opportunities Commission qui traite ce dossier également, effectue des démarches en parallèle. Pour son président, Brian Glover, « il est malheureux qu’un enfant qui a réussi à ses examens ne puisse pas se faire admettre dans un collège ». « En plus de chercher la collaboration du ministère de l’Education, nous comptons aussi solliciter celle de la Sécurité sociale. Il existait dans le passé une Disability Unit qui offrait un service de concert avec l’Education dans ce genre de situation. Si cette unité est toujours en place, peut-être qu’elle peut aider. Si les collèges n’ont pas les facilités pour accueillir des enfants avec ce type de problèmes, peut-être qu’il faut aussi trouver des solutions en attendant, comme lui donner des cours à domicile », dit-il.
Laura Ovide veut en finir une fois pour toutes. « Depuis le mois de décembre je fais le va-et-vient pour trouver un collège. Je suis fatiguée, je veux qu’on trouve une solution une fois pour toutes. Mon fils ne veut pas rester à la maison. Il veut aller à l’école comme ses camarades et il est impatient. Tous les jours il me demande des nouvelles ».
Laurent Ovide, qui habite à Baie-du-Tombeau, fréquentait l’école primaire Serge Coutet. Sa mère témoigne que là-bas, elle avait tout l’encadrement nécessaire. D’ailleurs, jusqu’à maintenant, le personnel s’intéresse à son cas et prend régulièrement de ses nouvelles. Il a été conseillé à Laura Ovide de ramener son fils à l’école primaire en attendant qu’une solution soit trouvée.