L’aventure à Samsun, dans le cadre de la 23e édition des Deaflympics, a pris fin pour les athlètes de l’Aurally Handicapped Persons Sports Federation (AHPSF) avec la dernière course de Diano Ravina avant-hier. Il a en effet disputé les 200 m et a pris la 5e place dans sa série avec un chrono de 24″27. Pour rappel, les deux autres athlètes qui étaient en action sont Yasheem Sumun et Jean Vincent Duval. Ils étaient tous accompagnés de l’entraîneur Giovanny Sylvio. La rencontre avait débuté le 18 du mois courant et prendra fin demain. Si l’objectif de départ était d’atteindre au moins les demi-finales, la délégation en est restée loin.
Aucun athlète n’a pu passer le premier tour lors des éliminatoires. Jean Vincent Duval, qui s’était incliné en finale il y a quatre ans lors de cette même rencontre, ne peut cacher sa déception. « J’aurais pu améliorer ma propre performance ainsi que le record national si je n’avais pas manqué le premier essai (ndlr : 6,49 m). Je reste confiant pour ma prochaine participation. Je reviendrai plus fort en 2021. L’expérience que nous avons vécue nous permettra de grandir dans le sport. »
Quant à Yasheem Summun, qui en était également à sa deuxième participation aux Deaflympics, il est plutôt satisfait de son chrono de 54″28 au 400m. « J’ai eu de bonnes et de mauvaises expériences. Nous étions un peu déçus de n’avoir aucun vêtement contenant le logo de Maurice, nous n’avions rien reçu, puis avons manqué l’ouverture et la fermeture des Deaflympics. Mais au niveau des accommodations dans le village des Jeux, c’était presque parfait. Cette année, tout le personnel engagé et les volontaires maîtrisent la langue des signes. Nous avons eu de très bons échanges entre athlètes et avec les entraîneurs des différents pays. »
En ce qui concerne l’entraîneur national Giovanny Sylvio, il est d’avis que Diano Ravina n’était pas en pleine forme pour sa course de 200 m. Il associe cela aux médicaments et aux injections qu’il a reçus de l’hôpital sur place, suite à sa blessure au 100 m dimanche dernier. En ce qui concerne la performance de la délégation mauricienne en général, Giovanny Sylvio soutient qu’il y a eu un manque sur le plan logistique pour les locaux. « Pour une compétition de ce niveau, on ne peut pas simplement s’entraîner et participer. Le niveau augmente tous les quatre ans et même sur le plan administratif, on nous demande beaucoup plus. J’étais moi-même entraîneur et encadrant sur place, à courir dans tous les sens. Ce n’était pas évident pour nous. Cela a perturbé les athlètes. »
Ce dernier ajoute que Diano Ravina, même étant nouveau, était un potentiel médaillé qui a beaucoup à offrir pour la suite. « Jusque-là je n’avais vu aucune fédération valide manquer l’ouverture et la fermeture des Jeux Olympiques. J’espère qu’à l’avenir cela ne se reproduira pas pour nous », conclut Giovanny Sylvio