Le 23 mars dernier, l’Ombudsperson for Sports, Ramesh Sunt, rencontrait les membres du Mauritius Paralympic Committee (MPC), à la suite d’une requête de Jean-Marie Malépa, de la Mentally Handicapped Persons Sports Federation (MHPSF), pour la tenue de « free & fair » élections au sein de cette instance. Le MPC n’étant alors pas enregistré auprès du Registrar of Associations, Ramesh Sunt avait alors demandé à ceux présents de se mettre d’abord en conformité avec la loi et d’aller ensuite de l’avant avec les élections. Les choses ont-elles bougé deux mois après?? « Pas vraiment », affirme Jean-Marie Malépa.
Nous l’aurions archi-dit dans ces mêmes colonnes : dans des cas comme celui du MPC, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Stephan Toussaint, aurait dû prendre les choses en main et nommer un caretaker committee, comme l’exige la section 9 de la Sports Act. Malheureusement, rien n’a été fait pour permettre au MPC de se remettre dans le bon sens. Entre-temps, le manque d’initiative de la part du MPC aurait même failli coûter sa place à Noemi Alphonse aux  Mondiaux de Londres.
Au lieu d’appliquer la loi, Stephan Toussaint avait, une fois encore, choisi la voie du dialogue en convoquant les membres du MPC à son bureau le 4 mai. Or, ce que le ministre gagnerait à savoir, c’est qu’il existe déjà une loi sportive dans le pays et que cette loi, plus précisément la section 9, est faite pour être appliquée et respectée. Une loi qui stipule, dans le cas du MPC, la mise en place d’un caretaker committee pour préparer les nouvelles élections. Au cas où le ministre ne serait pas au courant, il aurait dû en être averti par l’Ombudsperson for Sports, comme précisé dans notre édition du 26 avril.
Car à force de vouloir bien faire, Stephan Toussaint est en train de s’ingérer dans les affaires d’une organisation sportive, alors que tel ne devrait pas être le cas. Pour Jean-Marie Malépa, la réunion du 4 mai a tout simplement été une perte de temps. « Je n’ai pu assister à cette réunion et j’avais délégué deux de mes membres, nommément Hervé Runga et Kritis Nudurchand. Au final, cette réunion a accouché d’une souris. Malgré l’indication claire donnée par un représentant du Registrar et l’Ombudsperson for Sports, on constate malheureusement que certains n’ont pas bien saisi le message. C’est la raison pour laquelle je maintiens que nous sommes en train de tourner en rond. Le MPC ne fonctionne pas depuis plus d’une année et c’est pour cette raison que nous avions pris la décision de nous retirer de cet organisme », a-t-il déclaré.
Ce que Jean-Marie arrive difficilement à comprendre, c’est comment ces mêmes personnes qui n’ont pas voulu répondre à ses nombreuses sollicitations pour convoquer une réunion pendant près d’une année peuvent faire partie d’un comité sensé remettre le MPC dans le bon sens. Dans ces conditions, Jean-Marie Malépa a écrit au ministre Toussaint, le 13 mai dernier, pour lui demander justement de nommer un caretaker committee, afin que la communauté du handisport puisse aller très vite vers des élections. « J’ai expliqué au ministre que trop c’est trop et qu’il est temps qu’il applique la loi en nommant un caretaker committee. Car ce n’est que dans ces conditions qu’on pourra travailler sur les nouveaux règlements, s’enregistrer au Registrar et aller ensuite vers de nouvelles élections », a-t-il indiqué.
Ce qu’il déplore encore plus, c’est que Ramesh Sunt avait demandé aux membres des quatre fédérations handisportives présents le 23 mars dernier de travailler tous ensemble en marge de nouvelles élections. « Or, j’ai appris que certaines personnes se seraient récemment rendues au Registrar pour faire enregistrer le MPC, et ce, sans que notre fédération ne soit informée. Si cela s’avère, je dirai que c’est grave. Nous sommes disposés à travailler pour que le MPC se remette en marche, mais pas à la façon de certaines personnes qui ont contribué à faire du MPC ce qu’il est aujourd’hui», a-t-il fait remarquer.