La Physically Handicapped Persons Sports Federation (PHYSFED) a levé jeudi la suspension qui pesait sur Noémie Alphonse. En effet, elle n’avait plus droit aux compétitions en raison de « son mauvais comportement » envers le ministre de la Jeunesse et des Sports, Yogida Sawmynaden, et la présidente de la PHYSFED, Véronique Marisson, le 11 février dernier lors d’une cérémonie de remise de cash-prize au gymnase de Phoenix. Le cas ayant été finalement pris en charge par l’Ombudsperson for Sports, Ramesh Sunt, la décision fut prise de tirer un trait sur toute cette affaire qui a fait l’objet de vives discussions.
L’entraîneur de Noémie Alphonse, Jean-Marie Bugheerathee, se dit satisfait. Il estime que la suspension était sans fondement et qu’il n’était pas possible « de sanctionner une athlète simplement à cause des différends » qui ont existé entre Véronique Marisson et lui-même dans le passé.
Noémie Alphonse doit maintenant faire tout son possible pour décrocher les minima des Jeux Paralympiques qui se tiendront en septembre. En raison de sa suspension, elle n’a pu participer au Grand Prix de Dubaï et d’Italie. Il lui reste à présent deux chances — en Allemagne ou en Angleterre — de décrocher une qualification. Elle tentera de réaliser les minima aux 100m, 400m, 800m et 1500m en fauteuil.
En ce qui concerne Véronique Marisson soutient pour sa part qu’elle attend le rapport de Ramesh Sunt. « Nous parlons beaucoup de valeurs sportives qui est la discipline et le respect mais que faut-il cautionner ou pas ? » s’interroge-t-elle.