Le président de la Mentally Handicapped Persons Sport Federation (MHPSF), Jean-Marie Malépa, compte solliciter le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS), très probablement cette semaine, afin qu’une solution durable soit trouvée dans le cas de l’entraîneur national, Jean-Marie Bhugeerathee. Car depuis fin août dernier, c’est la MHPSF qui assure seule le salaire de ce dernier, après que le MJS ait cessé les paiements fin juillet et ce, comme convenu après  les 9es Jeux des Iles de l’océan Indien, à La Réunion. Jean-Marie Malépa compte solliciter le soutien du ministère à ce niveau, mais aussi que Jean-Marie Bhugeerathee soit engagé à plein temps avec la fédération surtout après les très bons résultats obtenus aux JIOI.
C’est le fait de se retrouver devant un véritable casse-tête chinois que Jean-Marie Malépa a pris la décision de s’en remettre au MJS.  » Après les JIOI, le MJS a cessé de payer notre entraîneur qui, je dois préciser, était rémunéré pour deux sessions quotidiennes seulement, alors que lui en animait trois. C’est dire que c’est quelqu’un de bonne volonté et qui mérite d’être soutenu. Il a une famille à nourrir et à notre niveau, nous ne pouvions quand même pas lui demander de travailler gratuitement « , a fait remarquer Jean-Marie Malépa. C’est ainsi que depuis la fin d’août dernier, c’est la MHPSF qui assure le salaire de l’entraîneur national. Il n’empêche que cela pose problème dans le sens où cet argent est puisé des Rs 350 000 constituant le budget annuel de la fédération.
Qualifications aux Jeux paralympiques
Avec encore quatre activités à organiser, la MHPSF se retrouve ainsi dans une situation très délicate. « Si nous ne payons pas Jean-Marie, il sera pénalisé et dans le cas où nous avons pris la décision de continuer à lui verser un salaire, ce sont les licenciés qui vont être pénalisés « , a-t-il déclaré. Ne voulant pénaliser personne, Jean-Marie Malépa espère trouver une solution à l’issue de la rencontre qu’il aura avec les cadres du MJS, cette semaine.  » Au MJS, on nous a dit qu’un budget sera identifié à partir de janvier prochain. Il n’empêche qu’on devait prendre une décision pour ces quatre mois suivant les JIOI. On ne pouvait quand même pas nous séparer de Jean-Marie quand on sait très bien qu’il y a des échéances internationales très importantes qui arrivent « , a-t-il fait ressortir.
Le président a effectivement indiqué qu’après les très bonnes performances réalisées aux JIOI avec cinq médailles d’or en athlétisme et une en natation, les athlètes visent maintenant une qualification pour les Jeux paralympiques, prévus l’année prochaine à Rio, au Brésil. Pour ce faire, la MHPSF compte faire participer ses athlètes aux compétitions qualificatives de Dubaï en février prochain et aux championnats du monde en salle dès mars prochain, en Italie. « C’est pour cette raison que nous avons maintenu Jean-Marie à son poste. Il a fait ses preuves et c’est tout à fait logique qu’il poursuit le très bon travail. Car nous sommes tous convaincus que nos athlètes ont les qualités et le potentiel de se qualifier pour ces Jeux « , a-t-il expliqué.
Les athlètes sur lesquels la fédération compte énormément sont Didier Julie (longueur), Denovan Rabaye (800m), Stephan Louis (100m), Ashley Telvave (800m), Jean-François Sénèque (poids) et Gowtam Kokil (50m nage libre), tous médaillés d’or à La Réunion. Ces derniers font tous partie de la High Level Sport Unit (HLSU) et bénéficient mensuellement d’une bourse de haut niveau.  » Au nom de la fédération, je remercie le MJS de considérer tous ces jeunes handisportifs. Mais en même temps, la question qui se pose est comment s’occuper de ces athlètes talentueux si nous n’avons pas un entraîneur comme Jean-Marie, attaché pleinement à la fédération. Ce n’est que lorsque son dossier sera finalisé que nous pourrons enclencher d’autres projets ambitieux tel que la mise en place d’un centre de formation. Si tout se passe bien, nous comptons, dans un deuxième temps, faire une requête pour avoir un assistant-entraîneur « , a-t-il conclu.