La présidente de la Physically Handicapped Persons Sports Federation (PHYSFED), Véronique Marisson, a représenté Maurice lors du Dream Cup International WC Tennis Tournament à Saint Petersburg en Russie du 6 au 9 de ce mois. En effet, c’est l’une des disciplines qui figure au programme de l’International Tennis Federation (ITF), pratiquée par plus de quinze joueurs locaux. C’est ainsi que Véronique Marisson a remporté deux matches sur cinq, se qualifiant ainsi pour les demi-finales en double dames et la finale du tournoi consolant en simple dames.
Lors du premier tour en simple dames, la Mauricienne s’est inclinée sur le score de 5-7 et 1-6 face à la Russe Elena Dolinger, n°6 de son pays. Véronique Marisson a donc joué le tournoi consolant, toujours en individuel, et a atteint cette fois la finale en se démarquant de son adversaire russe Zanete Vasaraudze (148e mondiale) sur le score de 6-2 et 6-0.
« Remporter un match contre un adversaire qui détient un classement ITF m’a donné une grande confiance. Il faut le dire, le niveau et l’organisation de cette compétition est épatant », fait ressortir Véronique Marisson. Par la suite, elle s’est inclinée pour la finale qui s’est jouée en un set uniquement sur le score de 3-6 face à Dinara Sabitova.
Pour la partie du double dames, la raquette locale s’est alignée aux côtés de la Russe Evgeniya Korotkina. Elles sont venues à bout de la paire Natalja Novikova-Zanete Vasaraudze en quarts de finale (6-0, 6-0). En demi-finales, c’est Ludmila Bubnova-Viktoriia Lvova qui s’est imposée sur le même score.
« J’aurais souhaité que les joueurs de tennis en fauteuil chez nous puissent assister à ce type de tournoi. Plusieurs autres pays étaient présents tels que l’Espagne, l’Allemagne. C’est un rêve de pouvoir jouer à ce niveau », soutient Véronique Marisson.
De son passage en Russie, elle a également pu négocier pour obtenir les formulaires nécessaires afin que Maurice puisse organiser des tournois ITF, selon les règles et critères requis. Les documents ont donc été envoyés mais ce ne sera certainement pas pour cette année. « D’après les recommandations, ce ne sera pas impossible mais cela demandera quand même un gros travail, de la disponibilité ainsi que l’infrastructure adéquate et un moyen de transport à disposition », conclut-elle.