Les deuxièmes Jeux de la Coopération régionale de l’océan Indien des sports adaptés (CROISA) qui devaient se tenir du 29 novembre au 3 décembre prochain à St Paul, à La Réunion, n’auront pas lieu. A la suite d’une décision des organisateurs, il a été communiqué à la Mentally Handicapped Persons Sports Federation (MHPSF), aussi bien qu’à la fédération malgache, que faute de soutien financier, ces Jeux ne pourront se concrétiser en terre réunionnaise. Selon le président de la MHPSF, Jean-Marie Malépa, une réunion  est prévue le mois prochain, à La Réunion, entre les différents responsables, afin de voir dans quelle mesure ces Jeux peuvent être organisés en avril prochain, toujours à l’île soeur.
La préparation des handisportifs mauriciens souffrant d’une déficience intellectuelle a pris un sacré coup après la décision réunionnaise, communiquée il y a un  peu plus d’une semaine, à l’effet que les deuxièmes Jeux de la CROISA avaient été annulés. « Nous sommes très déçus de cette décision, car nous ne nous attendions certainement pas à cela. D’autant qu’en février dernier, nous nous étions rencontrés à La Réunion et que les organisateurs nous avaient même fait visiter les différents sites de compétition. C’est vraiment dommage pour les athlètes qui s’étaient énormément investis dans la préparation et ce, depuis plusieurs mois », a regretté Jean-Marie Malépa.
Selon lui, les organisateurs ont évoqué un souci financier ajoutant même n’avoir reçu aucun soutien des autorités concernées. Face à cette situation, une réunion se tiendra le mois prochain à La Réunion dans le but de trouver une solution, afin de sauver ces Jeux. « Lorsque nous avions pris la décision de créer la CROISA en 2015, soit pendant les Jeux des Iles de l’océan Indien, l’objectif était très clair. L’idée était de permettre aux champions de la région de se retrouver tous les ans sur une plate-forme en attendant les JIOI qui sont organisés chaque quatre ans », a précisé Jean-Marie Malépa. Il a ajouté qu’il était très important de créer cette bonne ambiance et ainsi permettre aux jeunes de s’exprimer et de progresser.
L’option malgache abandonée
C’est d’ailleurs pour cette raison, a affirmé le président de la MHPSF, que tout sera mis en oeuvre, dès le mois prochain, afin d’assurer la pérennité de ces Jeux. « Il était question que Madagascar prenne en charge l’organisation de ces Jeux. Mais avec la peste qui sévit dans la Grande Ile, il n’est pas responsable d’y faire déplacer nos athlètes », a-t-il indiqué. L’objectif, selon lui, est de convaincre les dirigeants réunionnais, dont le président de la CROISA Jean-Marc Maillot et ses membres, d’organiser ces Jeux en avril prochain. « S’il le faut, nous sommes disposés à revoir à la baisse le nombre de participant. Car l’important est de ne pas casser cette dynamique autour de ces Jeux. Si tous se passe bien, nous aurons les deuxièmes et troisièmes éditions au cours de la même année. Tout en espérant que la situation s’améliorera grandement à Madagascar », a souligné Jean-Marie Malépa.
Soulignons que Maurice avait organisée et remportée les premiers Jeux, l’année dernière. Sur les 17 médailles d’or en jeu, Maurice en avait remporté 16. Trois disciplines étaient au programme, soit l’athlétisme, le football et la natation, alors que cette année, il était question que le bocce s’ajoute à cette liste. « Ces premiers Jeux avaient été un succès. Il y avait certes eu des lacunes, car c’était la première fois que nous organisions une telle compétition, mais dans l’ensemble, c’était bien. Quelque 80 athlètes avaient pris part à ces Jeux et je pense que tout le monde est reparti satisfait. C’était une belle fête de la grande famille des handicapés souffrant d’une déficience intellectuelle. C’est justement pour cette raison qu’il est très important de ne pas briser cette chaîne et de garder cette même dynamique », a rappelé Jean-Marie Malépa.