Cette décision des fédérations internationales handisportives est motivée par le report et l’annulation des compétitions qualificatives

I Les Mauriciens restent à quai après la décision des organisateurs de reporter les deux compétitions prévues aux EAU

Les fédérations internationales handisportives, dont la World Para Athletics, ont pris la décision de revoir les critères de qualification en vue des Jeux paralympiques de Tokyo (25 août au 6 septembre). Une décision motivée par le report et l’annulation des compétitions qualificatives et ce, en raison de la propagation du coronavirus à travers le monde. C’est ce qu’a annoncé l’International Paralympics Committee (IPC) dans sa newsletter récemment. A noter aussi que les Mauriciens ne participeront pas aux deux compétitions internationales qui étaient prévues aux Emirats Arabes Unis (EAU) en ce mois de mars. Les organisateurs ayant pris la décision de les reporter en raison toujours, du coronavirus.

Les Jeux paralympiques sont, pour l’heure, maintenus à Tokyo. Les dernières informations émanant de l’IPC en font état. Il est même indiqué que la situation est suivie de très près au niveau de la commission médicale de l’IPC et qu’un contact régulier est de rigueur avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Comité international olympique (CIO). Idem avec les fédérations internationales, dont beaucoup sont actuellement touchées à travers le report et l’annulation des compétitions qualificatives pour ces Jeux. D’où justement cette décision des fédérations internationales de revoir leurs critères de sélections, dont la date limite de qualification avait été fixée au 1er avril prochain.

Contacté à ce sujet, l’entraîneur national de la Mentally Handicapped Person Sports Federation (MHPSF) et de Magic Parasport Club, Jean-Marie Bhugeerathee, dit être conscient de la gravité de la situation, notamment pour ce qui est de la qualification de ses athlètes. A ce stade, ils sont huit handisportifs de son groupe d’entraînement à avoir réalisé les minima pour ces Jeux et qui espèrent valider une qualification en améliorant leurs performances lors des compétitions à venir. Malheureusement les données ont changé avec la propagation du coronavirus.

Le MPC critiqué

Après avoir raté le meeting international du Maroc récemment, faute de soutien financier, le Sharjah 10th International Open Para Athletics, prévu les 20 et 21 mars, a été reporté en raison du virus. Idem pour le Fazza International Para Athletics Championships, prévus du 15 au 17 mars, aux EAU toujours. « Ce que je trouve dommage, c’est qu’à ce jour, le MPC (Ndlr: Mauritius Paralympics Committee) n’a émis qu’un communiqué concernant une compétition de natation qui a été annulée en Italie. En revanche, pas un mot et encore moins de communiqué nous informant de la situation en ce qui concerne les compétitions de para athlétisme», déplore Jean-Marie Bhugeerathee.

L’entraîneur avance que c’est à travers une source à l’IPC qu’il a été informé de la situation aux Emirats Arabes Unis. « Sincèrement, je ne trouve pas cela normal et je me demande à quoi sert réellement le MPC et surtout son secrétariat », avance-t-il amèrement. Selon lui, le report des deux compétitions a coupé l’herbe sous les pieds. D’autant, ajoute-t-il, qu’il est fort probable que le Grand Prix d’Italie, aussi bien que le Grand Prix de Suisse, soient également reportés ou annulés. « C’est pour dire qu’il y a de fortes possibilités que nous ne puissions participer à des compétitions internationales lors des semaines avant la date limite du 1er avril pour valider les qualifications pour les Jeux paralympiques », fait-il remarquer.

Dans ces conditions, explique l’entraîneur national, la situation est plus qu’inquiétante. Certes, les critères de qualification seront revues comme indiqué par l’IPC, mais Jean-Marie Bhugeerathee préfère attendre pour en savoir plus. « A l’heure où je vous parle, notre tâche s’est considérablement compliquée. Les qualifications prennent initialement fin le 1er avril prochain et nous sommes dans le flou. Il va falloir suivre la situation de très près de voir les consignes de la World Para Athletics. Il n’empêche que ce n’est pas notre rôle à nous, athlètes et entraîneurs, de le faire, mais bien au secrétariat du MPC de faire suivre la communication », explique-t-il.