La Mauritius Handicapped Persons Sports Federation (MHPSF) a établi son calendrier pour l’année 2016. Une année très particulière  où l’objectif principal sera d’être représenté aux Jeux paralympiques de Rio au Brésil, prévus du 7 au 18 septembre. Son président, Jean-Marie Malépa, est, lui, confiant que ses athlètes feront leur maximum pour que la MHPSF soit représentée à ces Jeux. Il a d’ailleurs expliqué à Week-End que tout a été mis en oeuvre pour que les handisportifs souffrant de handicap intellectuel puissent se préparer dans les meilleures conditions. Une équipe fera d’ailleurs le déplacement en mars prochain ( du 15 au 17) pour participer à une épreuve qualificative à Dubaï, notamment l’International Paralympics Committee (IPC) Grand Prix.
2016 sera une année de défi pour la MHPSF, a d’emblée fait remarquer Jean-Marie Malépa, lui qui aspire à voir au moins un de ses athlètes aux Jeux paralympiques de Rio.  » L’année dernière déjà, à l’issue du Grand Prix d’Italie, certains de nos athlètes avaient réalisé les minima pour être présents aux Championnats du monde. N’ayant malheureusement pas eu leurs classifications à cette époque, nous avions dû faire une croix sur la compétition. C’est dire que nous avons un gros potentiel et c’est la raison pour laquelle je demeure convaincu que nous aurons des qualifiés pour Rio « , a-t-il déclaré.
Ce qui pousse Jean-Marie Malépa à croire encore plus dans les chances de ses protégés, c’est leur motivation et détermination.  » La préparation n’a jamais cessé, même après les Jeux des Iles à La Réunion. Les jeunes s’entraînent selon une moyenne de six heures par jour. De plus, nous avons la chance de pouvoir compter sur un bon entraîneur, nommément Jean Marie (Bhugeerathee), lequel fait un excellent travail depuis qu’il est avec nous. Dans ces conditions, je ne vois pas pourquoi nos athlètes ne seraient pas en mesure de briller au Grand Prix IPC de Dubaï « , a-t-il fait ressortir. Jean-Marie Malépa s’est dit conscient que la compétition sera de très haut niveau, mais il estime que les Mauriciens possèdent les qualités pour bien faire.
Lancement du badminton en mai
Au cas où aucun athlète ne passe à Dubaï, a-t-il précisé, tous les efforts seront convergés vers le Grand Prix IPC d’Angleterre, prévu du 22 au 24 juillet prochain. A noter que les athlètes sur lesquels la fédération fonde beaucoup d’espoirs sont Didier Julie (longueur), Denovan Rabaye (800m), Stephan Louis (100m), Ashley Telvave (800m), Jean-François Sénèque (poids) et Gowtam Kokil (50m nage libre). Ces derniers ont tous  été  médaillés d’or lors des derniers Jeux des Iles à La Réunion et bénéficient aussi d’une bourse de haut niveau auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports à travers la High Level Sport Unit (HLSU).
Hormis la quête de qualification pour les Jeux paralympiques, Jean-Marie Malépa a expliqué que la MHPSF lancera, cette année, le badminton. Une formation des entraîneurs est même prévue avant son lancement officiel en mai prochain. Jean-Marie Malépa a même rencontré le secrétaire-général de l’Association mauricienne de Badminton (AMB), Raj Gaya, récemment.  » C’était une rencontre frustueuse où Raj Gaya nous a promis tout le soutien de sa fédération. Ils ont les compétences pour nous aider et avec leur coup de main, je suis convaincu que le badminton connaîtra un succès certain. D’autant que cette discipline ne coûte pas chère et n’est pas compliquée pour les personnes souffrant d’un handicap intellectuel « , a-t-il fait remarquer.
Budget insuffisant
Malépa a, d’autre part, souligné que le budget de Rs 350 000 que perçoit la MHPSF n’est guère suffisant pour l’organisation d’une année d’activités.  » Hormis le fait d’avoir un calendrier de compétition, nous faisons aussi beaucoup de détection, afin d’attirer plus de jeunes à la pratique d’une discipline sportive. Nous sollicitons aussi les parents qui demeurent, un maillon essentiel, dans le développement de l’enfant « , a-t-il indiqué. Malheureusement, a ajouté Jean-Marie Malépa, Rs 350 000 ne sont guère suffisantes pour mener à bien tous les projets et ce, même si une somme additionnelle est allouée pour le paiement des bourses de haut niveau.
Dans ce même ordre d’idées, Jean-Marie Malépa a expliqué que la MHPSF a déjà soumis les minima comme demandé par la High Level Sports Unit (HLSU) du ministère de la Jeunesse et des Sports.  » Nos athlètes aspirant à une bourse de haut niveau savent désormais quoi faire. Il y a des minima qui ont été établis et c’est à eux de faire le nécessaire, afin de faire partie des bénéficiaires.  » Jean-Marie Malépa a ajouté que le principe de minima a été appliqué depuis plusieurs mois et ce, après des discussions avec l’entraîneur Jean-Marie Bhugeerathee.
Car selon lui, la MHPSF cherche d’abord la qualité pour ce qui est de son élite.  » Comme nous l’avons souligné dans le passé, nous ne voulons pas faire de la figuration lors des compétitions internationales. Notre objectif est de gagner d’abord notre qualification et ensuite donner le meilleur de nous-mêmes sans nous faire ridiculiser « , a-t-il souligné. Jean-Marie Malépa a aussi indiqué que la MHPSF poursuivra  sa politique de sport de masse, un maillon très important, a-t-il précisé, dans le développement du handisport intellectuel.