La suspension infligée par la Physically Handicapped Persons Sports Federation Ombudsperson for Sports, Ramesh Sunt, à la suite d’une rencontre avec les membres de la PHYSFED, dont la présidente Véronique Marisson, Noemi Alphonse et les membres de Magic Parasports Club et sa présidente Hewlett Nelson. Pour rappel, Noemi Alphonse avait été suspendue le 23 février dernier et la PHYSFED lui reprochait d’avoir eu un mauvais comportement à l’égard de Véronique Marisson et du ministre, le 11 février dernier, à l’occasion de la cérémonie des récompenses tenue au gymnase de Phoenix.
Enfin un peu d’équilibre et de justice dans cette affaire. C’est le moins que l’on puisse dire après que justice ait été rendue à Noemi Alphonse, une athlète déterminé et soutenue par week-end depuis le départ. C’est jeudi que la décision a été prise et selon nos informations, l’Ombudsperson for Sports n’a pas été tendre envers Véronique Marisson et les membres qui l’avaient accompagnée. Il nous revient que des vices de procédures ont été relevées dans cette affaire d’où l’insistance de Ramesh Sunt pour que la suspension soit levée. Ce dernier a même fait comprendre à la présidente de la PHYSFED qu’on ne peut condamner une personne sans même l’avoir jugée.
Contactée hier matin, Noemi Alphonse s’est dit satisfaite par la levée de sa suspension, mais pas tellement soulagée, car elle doit maintenant entamer une course contre-la-montre, afin d’aller chercher une qualification pour les Jeux paralympiques de septembre prochain, à Rio au Brésil.  » J’ai perdu deux mois en raison de cette suspension et surtout privée d’une participation au Grand Prix de Dubaï et à celle d’Italie. Il me reste plus que deux compétitions (Allemagne et  Angleterre) avant les Jeux pour espérer réaliser quelque chose. Mon club a entamé des démarches pour trouver des sponsors à ce déplacement, mais il s’avère que les démarches sont difficiles  » a-t-elle expliqué.
Noami Alphonse dit souhaiter ardemment que Magic Parasports Club arrive à trouver les fonds nécessaires, afin qu’elle puisse tenter cette qualification paralympique.  » C’est mon rêve d’être présente à Rio et ce, même si je sais maintenant que cela va être plus difficile après les récents événements. Mais je ne baisse pas les bras. Je remercie tous ceux qui m’ont soutenue, mes parents, amis, entraîneur, membres du club, l’Ombudsperson for Sports, tous les Mauriciens et ceux qui ont été présents à mes côtés sur facebook « , a-t-elle indiqué.
Son entraîneur personnel, Jean-Marie Bhugeerathee, également entraîneur national auprès de la Mentally Handicapped Persons Sports Federation, s’est réjoui, de cette décision favorable.   » Je remercie Ramesh Sunt pour cette décision de rétablir Noemi dans ses droits. L’objectif est d’aller chercher une qualification et le temps commence à jouer contre nous. Le travail se poursuit toujours avec le même sérieux en espérant que nous puissions trouver les moyens financiers pour permettre à Noemi (Alphonse) de participer à des compétitions internationales et espérer accrocher les minima paralympiques « , a-t-il déclaré.
Par ailleurs, Hewlet Nelson avait fait circuler, sur les réseaux sociaux et avant la décision de jeudi, une lettre ouverte au ministre Sawmynaden pour apporter des précisions par rapport à sa réponse parlementaire sur la suspension de Noemi Alphonse. Hewlett Nelson avait réfuté le terme de  » cabale contre l’athlète qui a été sélectionnée  » utilisé par le ministre Sawmynaden en parlant des Jeux des Iles. Elle avait ainsi déclaré:  » Donnez-moi un exemple de cette cabale, qui n’a existé que dans la tête des personnes malintentionnées qui en veulent à mon athlète. Savez-vous que cette jeune personne (Noemi Alphonse) a fait les frais de son billet d’avion pour aller soutenir les sportifs handicapés aux JIOI à La Réunion ? Les officiers de votre ministère pourront vous le confirmer par ailleurs. C’est çà la cabale que vous avez évoqué au Parlement ? « 
Hewlett Nelson avait aussi indiqué que le ministre avait terni la réputation de Noemi Alphonse en indiquant qu’elle avait refusé de s’entraîner avec la sélection nationale. Hewlett Nelson avait alors interpellé le ministre pour lui demander de quelles disciplines il parlait dans sa réponse.  »  De celle qui interdit aux Mauriciens la liberté de s’exprimer ? Si c’est de cela dont vous parlez, Monsieur, considérez-moi comme une antipatriote, car je réclame aussi le droit de dire haut et fort ce que je pense et de m’exprimer en toute liberté.  » Elle avait terminé sa lettre pour dire au ministre,
qu’à travers son intervention au Parlement, il défendait la décision de la PHYSFED.  » C’est votre droit le plus légitime. Alors pourquoi avoir recommandé l’affaire au Ombusperson ? « , s’était-elle demandée.