Une histoire de famille. C’est ainsi que Hans Brunet, qui vient de reprendre le salon de coiffure VOG, rue Saint-Georges, situe l’origine de son inclinaison pour ce métier. Un métier où, comme dans tout domaine artistique, l’on sort du lot surtout grâce à son talent. Et Hans Brunet en a. Pour preuve, un mois à peine depuis qu’il est à la barre du salon, sa clientèle l’a retrouvé. « La coiffure, c’est un peu dans les gènes dans ma famille. Ma cousine et ma soeur sont toutes deux coiffeuses en France », dit-il. Rencontre avec un jeune homme aux mains d’argent.
Hans Brunet a très tôt su ce qu’il embrasserait comme carrière. Comme une voie toute tracée, il ne s’est jamais posé de questions. « J’ai été inspiré surtout par ma soeur, principalement quand elle venait en vacances à Maurice et qu’elle se mettait à coiffer. » L’adolescent d’alors n’a qu’une hâte : en finir avec l’école pour assouvir son désir de manier les ciseaux et les chevelures. Mais en attendant de quitter définitivement le collège, il se forme parallèlement dans le salon de son quartier, à Rose-Hill. « Pendant un an environ, j’y ai fait mon apprentissage. » Après l’école, le jeune homme décroche un emploi dans une chaîne de coiffure française. Et quelque temps après, il est nommé manager du salon, où il restera trois ans. Souhaitant encore progresser, et son talent aidant, Hans Brunet prend de l’emploi dans une autre chaîne de salons de coiffure où, là aussi, il sera le manager d’une des branches. « Là, c’était encore plus enrichissant en termes de formation. J’ai eu l’occasion de me perfectionner en ce qu’il s’agit de la coloration alors que, pour la coupe, je me suis davantage formé dans la chaîne de salons française. »
Il y a peu, la possibilité de voler de ses propres ailes se présente au jeune coiffeur. « Face à cette occasion d’avoir mon propre salon, je me suis dit “pourquoi pas”. D’autant que je n’ai pas d’enfants encore et que j’ai du temps pour m’y consacrer. » Ainsi, depuis un mois, Hans Brunet a réalisé son rêve, de concert avec son épouse, Hansha, également coiffeuse depuis quatre ans chez VOG coiffure. Hans a choisi de garder le nom de l’ancien salon « parce que ça fait très tendance ». Aujourd’hui, il ne regrette pas sa décision. « De toute ma carrière, c’est la meilleure des choses qui me soient arrivées. On peut mieux se donner quand on travaille pour soi ». Et la concurrence ? « Il est vrai qu’on court pas mal de risques, mais la satisfaction est là. Ma clientèle n’attendait que cela pour pouvoir me suivre. Ils sont nettement plus satisfaits au niveau des prix et les horaires sont plus flexibles. »
Ce que le monde de la coiffure représente aux yeux de notre interlocuteur : « J’arrive à me lâcher en termes artistique et de styles, qui changent à chaque saison. Je n’ai pas peur de la concurrence car chaque coiffeur a son propre style. » Ses ambitions ? « Évoluer encore davantage dans le monde de la coiffure et, pourquoi pas, avoir une petite diffusion dans l’île. » Ne pas courir de risques ne permet pas d’avancer vers ses rêves. C’est davantage en osant, comme Hans Brunet, que l’on y parvient.