Hansley Poinen, 23 ans, excelle à la batterie comme au chant. Un musicien que certains ont découvert lors du dernier concert de Richard Beaugendre à l’IFM. Mais dans le milieu, ce nom commence à se faire connaître. Ce jeune homme qui enseigne au Conservatoire F. Mitterrand a un avenir prometteur.
“La musique, c’est quand tu dégages une énergie lorsque tu joues.” Hansley Poinen en a fait son métier. Chanteur, animateur, batteur, guitariste, flûtiste : le jeune homme touche à tout dans ce domaine. Pour lui, la musique a été comme un choix évident de carrière. “Il faut la jouer avec son coeur et faire preuve de sincérité.”
Rêve.
Hansley est un jeune homme rempli d’humour. Même lorsqu’il décrit son parcours au Conservatoire François Mitterrand. “Je suis venu et je ne suis jamais reparti”, confie-t-il d’un air enjoué. Une visite au conservatoire avec sa classe alors qu’il est à l’école primaire a été le déclic pour se lancer dans la musique. Le petit garçon n’a alors que 8 ans, joue de la flûte à bec et fait partie de la chorale. Mais l’enfant désire secrètement pouvoir jouer d’un autre instrument. “J’ai toujours rêvé de venir batteur.”
En 2006, son rêve devient réalité. C’est Dario Ramdeal qui lui sert de guide pour parfaire ses premiers rythmes. Un an plus tard, il se produira lors du concert Blues dan Jazz.
Après avoir réussi à ses examens de HSC à 18 ans, il débute sa carrière de batteur à l’hôtel et joue en parallèle au Sapin pour le plaisir. Il s’envole pour la Chine en 2010 pour jouer dans un club privé de R&B pendant neuf mois.
Amitié.
Le 14 février 2009, jour de la St-Valentin, Hansley fait la rencontre de… Richard Beaugendre. Tout débute au Sapin : Richard chante et Hansley l’accompagne à la batterie. Une grande amitié naît entre ces deux musiciens que quelques générations séparent. C’est le début d’une collaboration fructueuse. “J’apprécie et respecte énormément Richard. Il est mon mentor, mais avant tout mon ami.”
Lors du lancement en 2011 de Letansa, quatrième album de Richard Beaugendre, le jeune batteur fait admirer pour la première fois à un large public ses talents de chanteur. Il interprète un titre que vient de créer son ami : Ase touye (qui figurera par la suite sur l’album 13’Or). Une vraie découverte vocale.
Conservatoire.
Dans la vie, Hansley adore les enfants. Il prend un immense plaisir à leur enseigner la musique au conservatoire François Mitterrand. “Mo mem mo enn zanfan”, précise-t-il, en rigolant. “Mes cours sont destinés plutôt aux débutants. Je les initie à la batterie.”
Le conservatoire, c’est un peu comme sa deuxième famille. Sans Claudie Ricaud, la directrice, qui l’a soutenu depuis le début, il avoue qu’il n’en serait jamais là. Hansley tient aussi à mentionner l’aide qu’il a reçue de Christophe Bertin, Steven Bernon et Neshen Teeroovengadum. “Je m’inspire beaucoup d’eux.”
Hansley Poinen adore son métier. “J’ai toujours voulu faire carrière dans la musique. C’est formidable de faire ce que l’on aime et de se réveiller avec l’envie de venir bosser.”