Le conflit opposant le Comité olympique mauricien (COM) et le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) ne semble pas prêt de s’estomper. Et ce, même si le président de la première instance, Philippe Hao Thyn Voon, a lancé un appel pour une trêve en cette période olympique et pour que cessent les pressions envers la Fédération mauricienne de natation (FMN). Une fédération au sein de laquelle deux nouvelles démissions ont été enregistrées hier.
Exactement une semaine après le boycott du rassemblement organisé par le MJS et le Club Maurice, le COM avait réuni tout son état-major pour effectuer un survol de la présente situation et donner la réplique au ministre Devanand Ritoo lors d’un point de presse. Seuls le 2e vice-président, Rajiv Rajcoomar, actuellement en Thaïlande, et la représentante des athlètes, Véronique Le Vieux, étaient absents.
Philippe Hao Thyn Voon a ainsi maintenu que la raison du boycott demeure que Doreen Tiborcz, présidente de la FMN, et Surendra Seebaluck, président de la Commission technique de cette instance, n’avaient pas été invités au rassemblement. « Nous ne pouvions nous aligner sur la même position que le MJS. Au niveau du COM, nous reconnaissons la FMN. C’est donc une discrimination intolérable et inacceptable du MJS, d’où notre non-participation au rassemblement. »
Le fait que ces deux dirigeants n’ont pas été invités a finalement surpris les deux team-managers, Aarti Gulrajani Descann et Sanjay Goboodhun, et le chef de mission, Lindsay Paul. « En tant que représentante du COM sur le comité tripartite, je peux affirmer qu’il n’a jamais été question que les dirigeants de la FMN ne soient pas invités. Nous avons eu plusieurs sessions de travail avec le MJS et le Club Maurice et nous avons d’ailleurs soumis la liste des invités au MJS. Je considère donc cette action du MJS comme antipatriotique. Le ministre Ritoo n’a pas respecté les valeurs olympiques en mettant de côté les deux dirigeants. D’autant que ce seront eux qui viendront à la rescousse des nageurs en cas de problème technique à Londres », avance Aarti Gulrajani-Descann.