Dans une deuxième lettre envoyée au ministre de la Santé Lormus Bundhoo, le porte-parole de la General Workers Federation Ashok Subron demande à nouveau une rencontre avant le mardi 1er mai en vue de discuter d’un cas de harcèlement allégué contre le syndicaliste Amarjeet Seetohul, président de la Ministry of Health Employees Union.
La situation, soutient Ashok Subron, aurait « empiré » après une première tentative de rencontrer le ministre de la Santé. « Instead of prompt action by you, we are now witnessing what can be described as a new harassment from your Ministry against M. Seetohul », avance le président de la General Workers Federation (GWF) dans un courrier.
Les faits remontent en 2011 quand le président de la Ministry of Health Employees Union (MHEU) a dénoncé le 11 novembre lors d’une conférence de presse l’état insalubre de l’hôpital Victoria. Il avait cité l’exemple d’excréments de rats à la Cardiac Unit. Depuis, Amarjeet Seetohul aurait subi les conséquences de ces dénonciations.
Employé comme ECG technician à l’hôpital Victoria, Amarjeet Seetohul dit faire l’objet d’une persécution. Il a été transféré dans une autre test room du département des urgences cinq jours après la conférence de presse. Selon les syndicalistes, il s’agirait d’un transfert punitif étant donné que le lieu où travaille M. Seetohul est dépourvu de système de ventilation ou de climatisation.
Ces conditions de travail, selon Ashok Subron, n’ont pas été sans conséquences sur la santé d’Amarjeet Seetohul, qui a dû être hospitalisé durant deux jours à l’hôpital Jeetoo. Il s’est aussi rendu le 26 novembre aux urgences de Victoria. Le rapport du médecin indiquait alors que « his health deterioration is due to intensively difficult working conditions ». D’où la deuxième missive du président de la GWF au ministre de tutelle.
« The persecution is still on », soutient Ashok Subron dans sa lettre. Il mentionne aussi « trois manoeuvres inquiétantes » qui seraient, selon lui, le résultat de son premier courrier. Il explique que le Dr Doomun et son collègue le Dr Rughoobar ont convoqué la GWF pour une rencontre en vue de régler l’affaire. Cette convocation était « inappropriée » selon lui, « as the GWF wanted to discuss the whole issue with you officially to try to remedy the situation, prior to any legal and industrial actions ». Il ajoute qu’Amarjeet Seetohul a été invité le jeudi 8 mars en tant qu’employé à une rencontre avec le nouveau Senior Chief Executive du ministère, Jaya Veerapen. « This, too, is very improper, as it entails an attempt to deny the right of M. Seetohul, to be represented, by the Federation, in a matter, in which himself is being persecuted. »
À la suite de cette réunion, Amarjeet Seetohul a de nouveau été convoqué à une rencontre avec des officiers du ministère pour « query on press articles that have been reported in the press ». Ce à quoi il aurait répondu n’avoir rien à dire sur ces articles de presse en lien avec les syndicats.
La GWF dit attendre cette fois une réponse rapide du ministre. « At a time, when your government is busy preparing its Labour Day Rally, we thought, that you as Minister, and also in your capacity as the Secretary of the Labour Party, would have been guided by the honourable struggles fought by our fore-parents, for workers to exercise their trade union rights without any persecutions. For reasons stated above, we are once more calling for an official meeting to be organised with you, before the Labour Day, on the very serious matter we have raised since January 2012. »