Suite à la plainte logée par une enseignante contre le ministre de la Bonne gouvernance Sudhir Sesungkur, l’information and Technology Unit (IT) de la police a examiné le téléphone portable du principal concerné. Les hommes de l’ACP Devanand Reekoye du CCID souhaitent en effet déterminer si le parlementaire a envoyé des textes à cette habitante de l’est âgée de 28 ans. Mais ils chercheront aussi à savoir si le numéro sur lequel elle a reçu ces correspondances appartient bien au ministre. Après cet exercice, la police a remis le cellulaire à son propriétaire et un rapport sera bientôt envoyé au bureau du CCID, qui décidera de la marche à suivre.
L’institutrice avait porté plainte au CCID en présence de son avocat, Me Vikash Teeluckdharry, accusant le ministre Sesungkur de la harceler par téléphone pour lui déclarer sa flamme alors qu’elle est une femme mariée. D’ailleurs, son époux avait travaillé comme agent politique pour le MSM lors de la campagne électorale de 2014 dans la circonscription No 10. C’est à cette époque que la plaignante dit avoir fait la connaissance du député, qui était candidat dans cette région. Elle ajoute avoir gardé contact avec le ministre et qu’elle lui parlait « de temps en temps ». C’est alors que, selon ses dires, elle aurait commencé à recevoir des messages « osés ». Cette enseignante dit avoir gardé le silence « pendant longtemps pour éviter une dispute conjugale ». Finalement, son époux aurait tout découvert, raison pour laquelle elle dit avoir rapporté le cas à la police.
De son côté, le ministre Sesungkur a lui aussi consigné une déposition contre la jeune femme, l’accusant de le harceler et de lui avoir envoyé des messages « insultants » sur son cellulaire. Le ministre de la Bonne gouvernance dit avoir ignoré ces correspondances dans un premier temps avant de rapporter le cas à la police de Moka « pour des raisons de sécurité ».