La ministre de la Sécurité sociale Sheila Bappoo a souhaité donner sa version des faits dans l’affaire impliquant une malvoyante et des allégations de harcèlement contre un président d’un conseil d’administration d’une Ong. Mme Bappoo dit être « au courant de l’affaire, qui, selon la plaignante, relève d’un harcèlement moral sur son lieu de travail ».
« J’ai demandé à mon personnel, dès la publication de ce problème dans les colonnes du Mauricien, de procéder dès lundi à une vérification soigneuse de toutes les données dans cette affaire de harcèlement allégué », a déclaré la ministre Sheila Bappoo. « Je souhaite que l’on sache que je suis au courant du problème, puisque j’ai été informée par mon personnel que cette malvoyante s’était plainte, à deux reprises, par voie de courriels, de harcèlement moral sur son lieu de travail, où elle met en cause le président du conseil d’administration. Forcément, puisque c’est lui qui prend les décisions s’agissant de la bonne marche de cette Ong. »
La ministre de la Sécurité sociale explique que « cette dame avait pris de l’emploi pour seconder une autre handicapée » au sein de cette Ong. « Elle avait été embauchée pour un contrat d’un an. Or, quand l’autre dame a décroché un meilleur emploi ailleurs, nous n’avons pas résilié le contrat de la plaignante. Nous aurions pu le faire, puisque ce poste était déclaré vacant ! » De plus, ajoute la ministre : « Après qu’elle ait terminé son contrat, nous l’avons à nouveau recrutée, mais sur une base mensuelle cette fois. On lui a attribué des tâches toujours au sein de l’Ong. »
« Mais les problèmes ont commencé à survenir quand, à un certain moment, cette dame a réclamé un transport individuel pour venir la chercher chez elle et aller la déposer, l’après-midi. Une demande qui n’a pu être approuvée car ce serait pratiquer une forme de discrimination envers d’autres employés qui, eux, soit prennent le bus, soit sont déposés par leurs proches et parents. »
La ministre de la Sécurité sociale rappelle : « Je suis toujours à l’écoute de tous ceux qui travaillent sous ma responsabilité et celle de mon ministère. Surtout, je n’admets au grand jamais qu’une forme ou une autre de discrimination ou de harcèlement soit pratiquée sur qui que ce soit. Davantage s’il s’agit d’un handicapé ! ». Et de rappeler qu’une « enquête est déjà en cours » et de promettre que « toute la lumière sera faite sur cette affaire ».