Il est tenace, Harold Berty. Cela s’entend dans sa musique qui, après plus de quarante ans, garde le même souffle. Pour marquer sa présence, il sort un album de huit titres, Zalou Zalou Boule Canon, et se laisse emporter par le rythme du séga.
“Aujourd’hui, il n’y a plus de compositeur interprète. Tout le monde vient avec des reprises”, balance-t-il avec une pointe d’humour teintée d’ironie. Harold Berty sourit. Rien de méchant dans ce constat : juste pour dire que lui n’a pas voulu céder à la tendance. Six nouvelles compositions et deux de ses anciennes chansons composent le nouvel album de ce vieux routier de la musique locale qui, malgré le long parcours effectué sur scène, garde le souffle et l’envie de chanter.
Mais il lui a fallu une longue réflexion “akoz sa bann pirat-la”; ces voleurs impitoyables qui continuent à piller les artistes en toute impunité. Après la sortie de son précédent album, il y a quelques années, Harold Berty pensait laisser tomber. “Mais je me suis dit que je ne garderais pas toutes ces idées que j’avais en tête.” D’où le présent album.
Harold Berty connaît son sujet. Le chanteur du très connu Papa Coq Mama Poul reprend la bonne vieille formule sur laquelle il a construit sa carrière pour proposer de l’ambiance et de la bonne humeur. Du séga d’ambiance pour dire Zalou Zalou, Boule Canon, Piti Papa Noel, Mandolina, Ladan ki ena bon, Baton dan larou, Carnaval et Dilo Douri.
Ce n’est pas un hasard si l’album sort au dernier trimestre, le chanteur ayant prévu Boule Canon et Piti Papa Noel pour les fêtes. Des titres qui devraient animer les chaumières prochainement. Harold Berty lance un appel pour qu’il soit présent sur les radios, trop souvent réservées exclusivement à quelques-uns.