Depuis son élection comme président de la Fédération mauricienne de Natation le 6 avril dernier c’est à Week-End que Harold Lai a choisi de se confier. Pour celui qui met le cap ce mercredi sur Barcelone pour assister à son premier congrès de la FINA, la natation mauricienne a été relancer sur des bonnes base après deux ans que les nageurs sont été sevré de compétition. C’est même volontiers qu’il estime que son équipe est allez très vite, mais le président de la FMN estime qu’il faut cependant penser à l’avenir. Un avenir que Harold Lai trouve dans la démocratisation de ce sport. « La natation commence à Pamplemousses pour s’arrêter à Curepipe, alors qu’à l’ouest, au sud et à l’est, il n’y a aucune activité de natation dans des régions comme Tamarin, Rivière Noire, Albion, Flacq, Mahébourg, Trou d’Eau Douce», déplore le nouveau homme fort de la natation mauricienne. Il a de ce fait demander au DTN, Philippe Pascal, de venir avec un Road Map…
Harold Lai, depuis le 6 avril dernier, vous occupez la présidence de la Fédération mauricienne de Natation (FMN), une fédération qui n’a pu fonctionner pendant plus de deux ans. Quatre mois après, quel est  la situation ?
–  La situation est satisfaisante. Je dirais même qu’après quatre mois d’opération, le bilan est positif et encourageant. Dans le sens où notre priorité après la constitution du nouveau comité était la relance des activités de natation dans les piscines et nous avons pu le faire dans des conditions que je qualifierai de bonnes. Car outre les compétitions habituelles, la fédération a organisé deux rendez-vous pour les Futurs et les Championnats Nationaux d’hiver.
Le bureau de la fédération à la piscine Serge Alfred fonctionne déjà à plein régime et nous avons déjà une secrétaire administrative. Les  commissions que nous avons mises en place font leur travail, tout comme je peux dire qu’il existe une synergie dans les relations entre la fédération et la direction technique à travers le DTN, Philippe Pascal. Et je tiens à faire ressortir que le courant passe bien entre la fédération et le Ministère de la Jeunesse et des Sports. Bientôt, nous avons une équipe de seniors qui parte pour les Championnats du Monde à Barcelone et une autre pour la catégorie junior à Dubaï.
De plus, nos relations avec ce que j’appelle les autres « stakeholders » de  la FMN, qui sont  le TFES, le comité olympique et la FINA, sont excellentes. Je n’irais pas jusqu’à dire que nous avons pu combler le retard de deux ans, puisque le temps perdu ne se rattrape pas. Mais en si peu de temps, nous avons réussi l’essentiel, c’est-à-dire permettre à la natation mauricienne et la FMN de retrouver sa place au sein du mouvement sportif mauricien.
Pensez-vous avoir l’équipe qu’il faut pour réussir dans votre tâche ?
– Quand vous êtes appelé à diriger une équipe, on ne sait jamais ce qui vous attend et on souhaite toujours avoir  la meilleure équipe. Mais ce qui est important dans la réussite d’une tâche, aussi ingrate qu’elle soit, c’est de permettre à chaque membre de cette équipe de trouver sa place et d’agir selon leurs compétences. Ma grande satisfaction pour l’heure avec l’équipe actuelle à laFMN, c’est leur motivation. Si la fédération a pu accomplir beaucoup de choses en si peu de temps ; c’est surtout grâce à la motivation et l’enthousiasme de toute l’équipe.
Le support technique du DTN et de l’équipe des entraîneurs de club est certainement un atout non négligeable. J’ai vite compris que si on fonctionne dans la transparence et pour l’intérêt des sportifs sans se laisser influencer par son ego personnel, le travail d’une féderation ne peut que reussir. . La FMN a la chance pour l’heure de travailler dans une collaboration étroite à tous les niveaux.
Vous affichez, Harold Lai, une satisfaction contagieuse, doit-on comprendre que la FMN est déjà comme une machine lancée à 100 à l’heure et qu’outre avoir relancé les activités, vous avez aussi des projets en chantier ?
– Des projets? Peut-être pas encore. Mais la FMN en a un  et pour lequel les membres accordent une attention particulière et que nous tenons même à coeur.
 C’est quoi exactement ce projet ?
– La démocratisation de la natation à Maurice…
Vous êtes en train de nous dire que la natation n’est pas une discipline accessible à tous les Mauriciens ?
– Pas du tout. Au contraire, cette discipline est très accessible aux Mauriciens, mais le constat est que ce n’est pas une grosse majorité des Mauriciens qui en profitent. Nous sommes sur une île et allez voir combien de nos compatriotes ne savent pas nager en mer.  La natation commence à Pamplemousses pour s’arrêter à Curepipe, alors qu’à l’ouest, au sud et à l’est, il n’y a aucune activité de natation dans des régions comme Tamarin, Rivière Noire, Albion, Flacq, Mahébourg, Trou d’Eau Douce. Nous avons à la FMN autour de…  licenciés alors qu’à mon avis le chiffre aurait dû être à plus de 2500. Notre but c’est de structurer la natation dans ces régions avec des activités comme par exemple la Ligue en mer qui sera relancée dans les semaines à venir et aussi par des actions pour que la federation « take on board » la natation dans les quatre coins de l’Ile..
 L’absence de piscine dans les régions_ ou à proximité_ que vous avez mentionnées n’est pas un obstacle à votre projet de démocratisation ?
–  Déjà, il faut mettre en place un plan d’utilisation optimale des piscines déjà existantes et dans la foulée, je dois saluer la réouverture de la piscine du Pavillon depuis une semaine et qui va permettre à « soulager » le bassin de Serge Alfred. Il nous faudra mettre en place des structures, comme ders écoles de formation, dans les piscines de Rivière du Rempart et de Mare d’Albert qui  sont  pour l’heure sous utilisées. Puis il y a la mer où il nous faut travailler avec le ministère des Sports et peut etre les village councils pour mettre en place des actions concertées et suivies. Nous essayons aussi de mettre la région de Port-Louis, où il y a deux piscines, dans le coup.
Avez-vous déjà fait état de ce projet avec Philippe Pascal ?
– Certainement. Du reste, le DTN a été officiellement prié de faire un Road Map sur ce projet de  démocratiser la natation à Maurice.
 Avec la réouverture de la piscine du Pavillon se pose la question des allocations des couloirs. La FMN fera-t-elle un nouvel exercice d’allocation des couloirs aux clubs qui utilisent actuellement la piscine Serge Alfred ?
– C’est un exercice inévitable et nécessaire. Actuellement, le DTN avec l’aide de quelques membres de la fédération et le ministere sont en train de travailler sur ces nouvelles allocations. Mais je peux vous dire tout de suite que l’exercice n’est pas facile et on ne trouvera pas la solution idéale ou parfaite.. Je suis aussi d’avis qu’une fois elle sera annoncée, il y aura, comme ce fut toujours le cas dans le passé des mécontents. Mais je tiens à dire cependant qu’à la FMN, notre but c’est de donner aux clubs les plus performants les facilités de mieux faire encore et aux clubs les moins performants les facilités qui leur permettraient de monter en palier Je voudrais aussi rassurer qu’aucun club ne sera pénalisé ni victimisé.