À 18 ans, Helena Philippe a une vie très difficile. Avec un enfant en bas âge qu’elle élève seule, elle a eu le malheur de perdre son foyer lors d’un incendie survenu l’année dernière. Elle est retournée vivre chez sa mère à Ste-Croix, dans une maison en tôle souvent inondée et dans un état précaire, sans eau potable ni toilettes.
En l’espace de quelques minutes, la vie d’Helena a basculé. Alors qu’elle dormait aux côtés de son fils âgé d’un an dans son foyer à Rivière des Anguilles, un incendie s’est déclaré, réduisant la maison en cendres. Le regard perdu, elle essaye de se souvenir de cette nuit du 5 juin 2014, lorsque la dernière lueur d’espoir dans ses yeux s’est éteinte dans l’incendie qui a ravagé la maison. “C’était la maison de mes beaux-parents. J’étais couchée quand j’ai constaté que la maison brûlait. J’ai pris mon enfant dans mes bras et je suis sortie en courant. Je n’ai pas eu le temps de sauver quoi que ce soit. Tout a brûlé”, confie-t-elle péniblement.
Helena est terriblement perturbée. Rongée par le poids de ses responsabilités vis-à-vis de son fils, elle semble ailleurs en permanence. Depuis l’incendie, elle passe ses journées dans les rues de Port-Louis, faisant la quête afin d’avoir de quoi nourrir son fils. “Les autorités m’ont donné un document pour que je puisse faire une quête. Cela ne me fait pas plaisir mais je n’ai pas le choix. Autrement, comment vais-je faire pour nourrir mon enfant ?”, demande-t-elle. “So latet fatige. Li pe pas par bann eprev tre difisil”, explique Marie Bianca, la mère d’Helena.