Le ministre des Administrations régionales, Hervé Aimée, a affirmé hier que « ce sont ces 51 % ou 52 % de femmes, as manpower, qui ont fait la réussite de ce pays ». C’était lors d’une conférence de presse organisée par Gender Links à la municipalité de Vacoas/Phoenix pour parler du SADC Gender Protocol Summit qui a eu lieu du 22 au 23 avril dernier en Afrique du Sud.
Le ministre devait lancer un appel, notamment aux hommes, pour reconnaître cette contribution. Outre celles qui se réveillent très tôt le matin pour s’occuper de leur mari et leur famille avant de se rendre dans les champs, il a eu un mot spécial pour celles de la zone franche. S’il fallait compter seulement sur la canne à sucre, on n’en serait pas là aujourd’hui, a-t-il dit. M. Aimée avait dirigé la délégation mauricienne en Afrique du Sud pour le sommet de la SADC sur la parité des genres.
Le ministre a fait un bref constat de l’évolution sociale du pays. Il devait s’appesantir sur le rôle de son ministère pour soutenir, entre autres, les organisations non-gouvernementales dans leurs tâches pour l’avancement de la société. « Il y a des choses à faire pour prendre l’humain en main et la tâche du ministère est de pourvoir les facilités nécessaires dans ce sens ».
Hervé Aimée a estimé qu’il faut être en mesure de travailler avec tout le monde et souligne qu’il y a une politique pour motiver les femmes à être plus actives au niveau des collectivités locales. Un appel est lancé aux hommes pour soutenir cette politique.
La directrice de Gender Links Francophone, Loga Virahsawmy, rappelle qu’en amont un sommet national avait été organisé avec la participation de 54 personnes. Parmi, seize ont été sélectionnés pour présenter leur communication au sommet régional en Afrique du Sud.
Mme Virahsawmy souligne que certaines communications notamment sur les best practices comme prévenir et diminuer la propagation du virus VIH/sida à Maurice ou encore la Local Government Act de Maurice qui fait place aux femmes en politique ont été très appréciées et citées en exemple lors de ce sommet.
Récompensé pour son sens du leadership, le directeur général de la MBC, qui n’était pas présent en Afrique du Sud, a dit qu’« il est heureux et satisfait » de cette reconnaissance du travail de la MBC dans le cadre de l’avancement de la femme en société. « C’est un honneur », a-t-il dit. Dan Callikan a parlé des différentes fonctions, dont certaines de haut niveau qu’occupent les femmes à la MBC. Des quatre postes clés au top management de la MBC, deux sont occupés par des hommes et deux par des femmes, alors que le conseil d’administration compte trois femmes sur sept membres.
M. Callikan affirme que la radiotélévision nationale a aussi son Equal opportunities policy. L’objectif premier de la MBC, soutient-il, est de donner un service impeccable à la population. Il constate qu’aujourd’hui 40 % des voix qui passent à la télévision sont celles des femmes alors que pour la radio, le taux est de 59 %. La télévision cible la parité, a-t-il ajouté.