Intervenant hier au Westin Turtle Bay Resort & Spa, Balaclava, lors d’un atelier de travail pour valider les mesures d’adaptation côtière pour pallier les impacts du changement climatique à Mon-Choisy et à Rivière-des-Galets, le ministre de l’Environnement, des Urgences en cas de catastrophes naturelles et de la Beach Authority, Raj Dayal, a révélé en public que des « phénomènes extraordinaires » sont en train de se produire en mer au large de Rodrigues. Et d’ajouter que Maurice cherchera l’expertise allemande pour en savoir plus.
« Nou pe gagne enn bann fenomenn extraordiner ki pe arive a kote Rodrigues dans la mer ! » a révélé publiquement le ministre de l’Environnement, des Urgences en cas de catastrophes naturelles et de la Beach Authority, Raj Dayal, lors de son intervention à un atelier de travail organisé au Westin Turtle Bay Resort & Spa, Balaclava, pour valider les mesures d’adaptation côtière pour pallier les impacts du changement climatique à Mon-Choisy et Rivière-des-Galets. « Mo fek deklans enn masinneri ek Premie minis pou proced enn bato resers ki pou vini sorti l’Allemagne et nou pou amenn nou bann teknicien al guette ki pe arive labas amba la mer », a poursuivi Raj Dayal. Etaient entre autres présents dans la salle la directrice du Département de l’Environnement, Dominique Ng, l’UN Resident Coordinator & UNDP Resident Representative, Simon Springett, le Commandant Servansing (SMF), directeur du National Disaster Risk Reduction and Management Centre, Jose Borroro, Team Leader du Consortium Indufor Oy, eCoast Ltd et Coastal Land and MarineSolutions (C.L.A.M.S.) Ltd, de Nuvin Kedah,  Adaptation Fund Project Manager, des représentants des habitants de Mon-Choisy et de Rivière-des-Galets, ainsi que ceux des Ong, des officiers du ministère de l’Environnement ainsi que de la police de l’Environnement.
Le ministre avait délaissé son discours officiel pour s’adresser en kreol aux représentants de villages de Rivière-des-Galets et de Mon-Choisy afin de les exhorter à donner au gouvernement leur entière collaboration dans le cadre des projets d’adaptation côtière pour pallier les impacts du changement climatique dans leur village. « La ter nou pe defann, mais dans la mer, nou pa kone ki pe arive », a poursuivi l’intervenant, avant de dire qu’il ne souhaitait pas en dire davantage. « Mo pa pou dir sa aster… Mo ava atan rapor fini vini. Lerla Bondie pou fer nou konn boukou kiksoz », a-t-il poursuivi.
Sollicité par Le Mauricien après la cérémonie d’ouverture pour de plus amples détails, le ministre Dayal s’est refusé à en dire davantage. « Kan va finn ler mo va fer enn konferans de press », a-t-il dit.
Par ailleurs, ni le Commandant Servansing (SMF), ni la directrice de l’Environnement ne semblaient être au courant des « phénomènes extraordinaires » annoncés par Raj Dayal. « Nou finn antann sa me nou pena okenn detay lor la », ont-il confié presqu’en choeur au Mauricien.
On se rappellera toutefois que les Rodriguais ressentent de temps à autre de légers tremblements de terre. Rodrigues se trouve en effet non loin de la jonction triple de Rodrigues, formée par les plaques tectoniques africaine, australienne et antarctique, soit aux points de convergence des trois dorsales (dorsales centrale indienne, sud-ouest indienne et sud-est indienne). En géologie, une dorsale, ou ride médio-océanique, est une frontière de divergence entre deux plaques tectoniques.
Selon la théorie de la tectonique des plaques (qui complète celle de la dérive des continents), une plaque tectonique est un fragment de la lithosphère (couche externe de la terre) résultant de son découpage, à la manière d’un puzzle, par un système de failles, de dorsales, de rifts et de fosses de subduction. Les plaques se déplacent de quelques centimètres par an dans des directions différentes, ce qui entraîne la formation de zones de divergence (séparation), de subduction (mouvement d’une plaque sous une autre), de collision et de coulissage (mouvement parallèle de la frontière de deux plaques). La théorie de la tectonique des plaques explique ces légers tremblements de terre ressentis de temps à autre à Rodrigues.