Après ses propos concernant “les Judas” qui l’entourent, Navin Ramgoolam est revenu hier avec “bann ki fer politik pou vinn minis ek dépité”. Le Premier ministre, qui a eu une semaine chargée de sorties publiques, n’a pas raté l’occasion pour distiller ça et là ses mises en garde, tantôt contre son entourage qui comprend des “Judas”, tantôt contre ceux qui “créent la division”, mais également coutre ceux qui recherchent leurs propres intérêts en entrant dans la politique. S’il ne mentionne pour l’heure aucun nom et reste énigmatique, les propos du chef du gouvernement traduisent l’état d’esprit de celui qui est sur ses gardes et ne se laissera pas “couillonner”.
“C’est en connaissant notre histoire que nous pouvons construire notre avenir. Nous devons connaître notre passé, mais nous ne pouvons vivre dans le passé. Nous devons regarder l’avenir et savoir dans quelle direction nous allons et continuer à faire des sacrifices.” C’est ainsi que le PM, abordant la persévérance des travailleurs engagés qui ont foulé le sol mauricien il y a 179 ans, a mis l’accent sur les sacrifices à faire pour pouvoir progresser. Message implicite du chef du gouvernement à ses pairs ? Sans aucun doute lorsque, citant Mahatma Gandhi, qui encourageait la participation de tout un chacun en politique, Navin Ramgoolam fait ressortir “c’est l’engagement politique qui peut apporter le changement dans le pays. Cependant, l’engagement politique équivaut aux sacrifices pour l’avancement du pays.”
Et de préciser qu’il parle de “vrai engagement. Pa pou ranpli pos”. “Ena dimoun ki koumsa. Ena ki ena sa conception-la. Mo pa pou mentionne nom naturellement. Mais ena sa kalité dimoun-la. Pa kapav fer politik pou nek vinn minis ek depite !” dit-il. Et à l’adresse du leader de l’opposition, Paul Bérenger, présent dans l’assistance, il dira que lorsque ce dernier est devenu PM, il l’avait félicité en lui rappelant que le cercle des Premiers ministres est un cercle fermé. “Mo ti dir li enn club fermé sa, ziska ler ena zis quatre dimoun dans sa club-la. Enn inn mort, aster reste trois.”