Selon toute probabilité, c’est vers la fin du mois de novembre que la Commission d’Enquête sur les courses, qui sera présidée par le Britannique Richard Nicholas Parry avec comme assesseurs George Gunn et Peter Scoteny, débutera ses travaux. Parmi les nombreux dossiers qu’aura à éplucher cette commission d’enquête, il va sans dire que celui de Candice Dawson sera un sujet fort intéressant à plus d’un titre. En effet, la Sud-Africaine qui est arrivée à Maurice avec un contrat de Stable Supervisor pour le compte de l’écurie Hurlywood se retrouve aujourd’hui assistant- entraîneur à l’écurie Vincent Allet et en plus, propriétaire de chevaux. Et cela c’est le cas tant chez  Allet  — la dernière en date fut François Bernardus —  qu’a l’écurie Hurlywood de ce cher Randhir Pertaub.
Venons-en au fait d’abord. Selon la petite enquête que Week-End a menée, il revient que le 20 février 2014, l’écurie Hurlywood, à travers Randhir Pertaub, fait une demande de permis de travail pour Candice Dawson auprès de la BOI (Board of Investment) comme Stable Supervisor.  Sans doute appuyée par ses relations politiques, la demande de l’écurie Hurlywood est agréée illico presto. Entre-temps une demande est formulée au Mauritius Turf Club qui, en 24 heures, avait accepté d’accorder une licence de stable supervisior à Candice Dawson.
Das l’édition du 18 mai de Turf Magazine, Bernard Delaître écrivait ceci: «Ses animateurs ont sans doute trouvé les arguments qu’il faut et apparemment ont-ils des moyens illimités en terme financier et de soutien politique. On se souviendra de leur divorce avec l’écurie Maingard après que celle-ci ait pris connaissance des cadeaux financiers royaux octroyés au jockey Gaëtan Faucon après ses victoires. Pas étonnant que leur nouvelle stable supervisor, la Sud-Africaine Candice Dawson, véritable maître de cérémonie équine au sein de cette écurie, ait connu les joies du fast track pour obtenir son permis de séjour et de travail des autorités concernées et que le MTC a avalisé, rubber stamp, sa nouvelle affectation.»
Autant dire que nous avions depuis le départ attiré l’attention de la très grande avantage que bénéficie cette femme depuis son arrivée à Maurice. D’autant plus que la même demande formulée par l’écurie Paul Foo Kune pour Karl Hewitson, il y a deux ans, n’a jamais été retenue. Comme mentionné plus haut et comme nous l’avions aussi écrit, c’est elle la femme de confiance de Vicky Veeramoothoo, l’unique propriétaire de chez l’écurie Hurlywood. Selon ses conditions d’emploi avec Hurlywood Ltd, elle disposait d’un contrat de deux ans, renouvelable avec des salaires, qui selon les informations de Week-End, pouvaient aller jusqu’à un peu plus de Rs 45 000 et son travail était lié aux activités de son employeur en tant de Stable Supervisor.
Avec la fermeture de l’écurie Hurlywood, le contrat de travail entre Randhir Pertaub et Candice Dawson devenait caduc. De ce fait et selon les lois de Maurice, la Sud-Africaine ne pouvait continuer de rester sur le sol mauricien et au cas où elle désire  travailler à Maurice, elle devait partir et recommencer une nouvelle demande pour un permis. Or lorsqu’à la mi-septembre éclate l’écurie Hurlywood, de surcroit Hurlywwod Ltd, Candice Dawson n’a pas quitté Maurice, mais a passé directement à l’écurie Allet dans le sillage du transfert des chevaux de Vicky Veeramootoo dans cette même écurie. Depuis peu apprenons-nous, elle a eu  son permis pour agir comme assistant entraîneur chez  Allet.  Toujours sans que le MTC n’ait trouvé rien à redire.
Comment et pourquoi une nouvelle fois les règles n’ont pas été respectées et que visiblement les liens politiques qui existent au sein de l’écurie Allet à travers Maurice Allet — qui a délaissé le PMSD pour se joindre au Ptr qui est encore au pouvoir malgré la dissolution du parlement — a grandement aidé pour que Candice Dawson continue à rester à Maurice. Les complicités dans cette affaire n’ont pas de limite et le MTC apporte aussi sa contribution. Alors que le gouvernement, à travers la commission d’enquête sur les courses, cherche à faire la lumière sur le système de prête- nom au Champ de Mars, le MTC contribue à ce que Candice Dawson soit un prête-nom.
Sinon comment expliquer d’une part qu’une employée d’une écurie a  des chevaux qui courent sur son nom. Une pratique qui a commencé avec l’écurie Hurlywood et qui continue sous l’ère Allet puisque pas plus tard que la semaine dernière, le gagnant de la course principale, François Bernardus a couru sous son nom en même temps que VC Veeramootoo et Nardus Lottering. Pourtant ni Candice Dawson et encore moins Nardus Lottering — un autre ressortissant Sud Africain qui fait partie des connexions de Vicky Veeramootoo — ne sont des « owners » chez Vincent Allet et ilsl’étaient encore moins chez Hurlywood.
La question qu’on se pose est aussi comment une employée d’écurie peut voir des chevaux courir sur son nom?