Alors que le premier coup de sifflet retentissait lundi dernier au Champ de Mars — quelques jours plus tôt à Floréal — pour annoncer le début officiel de la saison hippique 2012, les premières houles secouent déjà l’organisation des courses à Maurice. Et ce n’est pas le moindre puisqu’il concerne le poumon même de cette industrie: l’importation de chevaux en provenance de l’Afrique du Sud. Un exercice qui  pose problème vu que les autorités sud-africaines qui ont décidé d’appliquer fermement les normes internationales  exigent que les chevaux pour exportation doivent effectuer leur quarantaine à Cape Town d’où ils décolleront pour leurs destinations respectives dont Maurice. Pour trouver une solution à cet imbroglio, le MTC a demandé au département vétérinaire du ministère de l’Agriculture de l’accompagner en Afrique du Sud pour aller discuter avec les autorités concernées à Pretoria.
Ce n’est sans  doute pas dans de bonnes conditions que la saison 2012 débutera, le 24 mars prochains. En effet, depuis la décision des autorités vétérinaires de l’Afrique du Sud de revoir toutes les conditions d’exportation des chevaux, l’industrie hippique de Maurice se retrouve avec un nouveau coup de massue. Car cette décision, qui consiste à ce que les chevaux soient mis en quarantaine uniquement à Cap Town avant de prendre leur destination pour Maurice, aura pour conséquence une augmentation des coûts pour les propriétaires mauriciens. Chez ces derniers, une montée en flèche de 75 à 80%, voire  dans certains cas 100% du prix d’importation des chevaux d’Afrique du Sud est à craindre.
Renvoi de 16 chevaux le 25 décembre
«C’est, en effet à ce niveau que se situe mon inquiétude. Avec le nombre de chevaux qui sont arrivés avant le 22 décembre c’est certain qu’on va pouvoir commencer la saison. Mais à partir de mai-juin, la situation commencera à se compliquer s’il n’y a pas de changement dans ce dossier. J’ai bon espoir, mais je reste inquiet», nous a confié le président du MTC. D’où la démarche prise mardi dernier par le board des commissaires pour envoyer une délégation MTC-ministère de l’Agriculture pour aller renégocier avec les autorités compétentes de Pretoria. «Il n’était pas question que le MTC aille seul en Afrique du Sud. C’est pourquoi nous avons demandé au ministère de l’Agriculture — responsable du service de quarantaine à Maurice — de se joindre à nous dans cette mission. Cette mission consiste à négocier pour un retour à l’ancien protocole, du moins pour le cheptel mauricien. C’est-à-dire les chevaux qui viennent définitivement à Maurice et non ceux qui seront en transit vers d’autres pays», insiste le président du MTC. Ce dernier dirigera cette délégation en compagnie du Général Manager du MTC, Benoit Halbwachs, et sans doute du secrétaire permanent et de l’acting Chief Vet du ministère de l’Agriculture.