Le bouillant Ravi Rawa s'accorde ces jours-ci un temps de réflexion

S’achemine-t-on vers une énième séparation entre Ravi Rawa et Shirish Narang ? En tout cas, toute porte à croire qu’on se dirige vers un scénario semblable à celui de 2018 quand la victoire d’Aware avait fait tellement jaser à tel point de provoquer le divorce entre les deux hommes. Sauf que cette fois, c’est la gestion de l’écurie en ce temps de confinement qui est la pomme de discorde. Joint au téléphone dans l’après-midi de dimanche, Ravi Rawa ne cache pas qu’il y a de l’eau dans le gaz entre lui et son entraîneur et avance comme raison des divergences de vues pour justifier les frictions qui s’y sont installées. Mais il ne ferme pas la porte à un retour au bercail et compte avoir une discussion franche avec son entraîneur à la reprise. Le Mauricien s’est tourné vers Shirish Narang pour une déclaration, mais il est resté injoignable.

Ravi Rawa ne passe pas par quatre chemins pour dire les choses ont commencé à dégénérer entre lui et son entraîneur quand le pays est passé sous confinement sanitaire le 20 mars dernier. « Vous savez, pour qu’une entreprise marche, il faut que tout le monde regarde dans la même direction. C’est une condition sine qua non au cas contraire c’est la faillite assurée. Il se trouve que Shirish Narang et moi-même avons de divergences de vues profondes en ce qui concerne la gestion de l’écurie en cette période de veille sanitaire. Dans ces conditions, il m’était difficile de continuer à travailler », déclare le bouillant assistant entraîneur.

C’est la raison pour laquelle, dit-il, qu’il ne s’est pas présenté au travail depuis bientôt trois semaines. « Aussi, je ne vous cacherai pas que j’ai eu une violente prise de bec avec Shirish Narang au début du confinement justement en ce qui concerne la gestion de l’écurie. Je me suis dit qu’il fallait prendre un peu de recul car j’en avais un peu par-dessus la tête. Vous savez, je suis un licencié du Mauritius Turf et pas un employé de l’entraînement Shirish Narang. Je suis venu lui prêter main-forte en fin de saison dernière parce qu’il n’allait pas bien et aussi parce que mes amis, Bahim et Feroz Khan Taher me l’avaient demandé. J’en profite pour les remercier de leur soutien et de leur confiance. En tant que licencié du MTC et en ma capacité de dentiste équin et chiropracticien, je suis libre d’offrir mes services à n’importe quel établissement comme je le faisais du temps où j’étais chez Vincent Allet. »

Malgré ses divergences de vues avec son entraîneur, Ravi Rawa ne ferme tout de même pas la porte à un retour au bercail. « Je profite de ce temps de confinement pour m’accorder un temps de réflexion. Je compte avoir une discussion franche et sincère avec Shirish Narang une fois que les choses retourneront à la normale pour décider de la marche à suivre. » Que se passera-t-il si jamais cette discussion n’aboutit à rien ? « Dans ce cas je vais explorer les avenues qui me sont disponibles. Comme je l’ai dit, je suis un licencié du MTC et si d’autres entraîneurs font appel à mes compétences, je n’hésiterai pas à les aider. Prendre de l’emploi à l’étranger est aussi une option. Vous n’êtes pas sans savoir que je suis détenteur d’une carte OCI (ndlr : Overseas Citizenship of India) qui m’autorise à travailler dans la Grande Péninsule. Bref, je laisse toutes les options ouvertes. »