Un SMS du service de communication du Mauritius Turf Club (MTC), hier matin à 8h30, nous apprend sans explication que Rye Joorawon a été remplacé par Swapneel Rama sur Cash Lord dans la 5e journée d’hier. Hormis ce message, aucun communiqué n’a été émis sur ce changement de jockey, mis à part la communication signée par Benoit Halbwachs sur le retrait de Canadian Dollars dans cette même 5e course pour cause de boiterie. A priori, rien d’anomale, diriez-vous, surtout que hier tout le monde était « busy » pour cette 5e journée. Mais voilà que nous apprenons qu’il a fallu que la GRA (Gambling Regulatory Autority) intervienne et rappelle au MTC qu’il existe une Directive émise depuis 2014, qui interdit cette pratique.
En effet, selon cette Directive 4, un jockey qui est sous contrat avec une écurie ne peut monter les chevaux d’une autre écurie, sauf : (a) si c’est une course de groupe?; et (b) pour remplacer un jockey qui ne peut monter et que ce dernier « rests with the Mauritius Turf Club ». Or le Chief Stipe et son équipe ont autorisé au programme depuis jeudi que Rye Joorawon pilote le cheval de l’écurie Hurchand sachant bien que le jockey mauricien est sous contrat avec l’écurie Rameshwar Gujadhur. Selon nos informations, la GRA a dû demander au MTC de faire des amendements illico presto afin d’éviter toutes violations des « Directives » émises sous la GRA Act.
Par ailleurs, les courses restent sous les feux des projecteurs, cette semaine encore, à l’Assemblée nationale. Après une énième question sur SMS Pariaz, c’est au tour du député nouvellement adhéré au MSM (ex-MMM, ex MP), Joe Lesjongard, de venir mettre son grain de sel dans ce marasme entourant le Champ-de-Mars dans le sillage de l’affaire de la saisie de plus de 150 kg d’héroïne dans le port. Le député du N° 14 veut savoir du Premier ministre si une enquête a été entamée pour déterminer si de l’argent provenant des activités illicites (black money) est utilisé pour l’achat de chevaux. Il veut aussi savoir si des mesures ont été prises ou seront prises pour mettre fin au « monopolistic situation prevailing » dans l’achat des chevaux.