L’affaire Saziwayo, devenue par la suite l’affaire Arena et qui est devenue aujourd’hiui l’affaire Paterson-Buttié, prendra une nouvelle dimension. Le jockey Gregorio Arena, arrêté par la police après que son dossier fut transféré à la Police des Jeux par le MTC, a fait des révelations qui a eu un effet boomerang sur le…MTC. Ce qu’on appelait dans ce texte l’affaire Paterson-Buttié prend aujourd’hui des proportions énorrnes. Malgré la démarche affichée par une majorité des membres — sauf Jean-Michel Giraud — pour sauver le soldat Paterson, il s’avère que cette affaire provoque déjà des dégâts importants. D’anciens commissaires comme hauts officiels du MTC parlent  désormais sous cape d’une situation malsaine, embarrassante et inacceptable pour un club qui a fêté l’année dernière ses 200 ans. Mais reste que la boîte à Pandore a été ouverte 75 jours après les faits et visiblement beaucoup de monde est concerné,Dans ce dossier, se mèlent, en toute indécence, sexe, argent, pouvoir et les affaires. Un écheveau que la police est appelée à démêler.
«Power Dive and big suspension»
Probablement lorsque la décision fut prise d’envoyer le cas de Grégorio Arena à la Police des Jeux après sa course scandaleuse sur Saziwayo (24e journée) le MTC de Gilbert Merven ne pensait certainement pas à ce retour de boomerang. Sans jeu de mot puisqu’il a eu à convoquer l’Australien Ian Paterson de son board devant ce qui a été dit par le jockey italien à la police et rapporté dans la presse. A l’effet que Ian Paterson et sa famille ont participé à un anniversaire le samedi 22 juin en présence de la fille des propriétaires de chevaux à savoir les Buttié qui ont fait les frais de la chambre des Paterson, le propriétaire italien Giuseppe Parisi et deux jockeys, à savoir lui-même et «son ami Jaures Marcialis».
Dans sa déposition, Grégorio Arena a expliqué qu’il est arrivé à Maurice une semaine avant la 16e journée. Lors d’une sortie en boîte de nuit avec son ami Jaures Marcialis, il devait rencontrer une fille au nom de Béatrice Buttié qui l’a invité à son anniversaire le 22 juin.  Après cette première journée de travail pour le compte de l’écurie Serge Henry, l’italien soutient que ce dernier lui a présenté Ian Paterson comme le directeur des courses à Maurice.
Dans sa déposition, il poursuit que c’est avec «son ami» qu’il s’est rendu à l’hôtel Le Cannonier pour l’anniversaire. A l’hôtel, poursuit-il dans sa déposition, il a été indiqué que des chambres, soit 7 au total, avaient été réservées et payées. Peu après, avance l’Italien, est apparu Ian Paterson en compagnie de son épouse.
Si la soirée d’anniversaire, dit encore Grégorio Arena, se passe très bien même s’il a indiqué à la police avoir saisi une conversation entre Mme Buttié et Ian Paterson sur «Power Dive and big suspension». Par contre, l’after a été catastrophique. Selon le jockey italien, vers 3h du matin, Mme Buttié est entrée dans la chambre de sa fille où il se trouvait en compagnie de son ami Jaures Marcialis, Caroline Paterson (fille de Ian) et d’autres personnes. L’after n’était pas au goût de Mme Buttié et il s’en est  suivi un incident.
Des informations aditionnelles
Malgré un moment de calme, les discussions ont repris des plus belles, dit-il, dimanche matin entre Jaures Marcialis et les couples Buttié et Paterson. Dans la foulée, il a été présenté à une personne qui disait venir dire bon anniversaire à Béatrice Buttié et qui disait être un “bookmaker.” Après la dispute, le groupe s’est séparé et c’est vers 15h30 qu’il a quitté l’hôtel en compagnie de Jaures Marcialis et Giuseppe Parisi en direction d’Albion.
A peine, dit-il, être arrivé à Albion que Giuseppe Parisi a reçu un sms de l’entraîneur Hugues Maigrot qui annonçait sa décision de revoquer le contrat de Jaures Marcialis.
Le jockey italien donne aussi un certain nombre d’indications et d’informations dans sa déposition qui le pousse à dire que Ian Paterson a pris des décisions contre lui en raison de son amitié avec Jaures Marcilais. Si la police a déjà démarré son enquête avec une première sortie à l’hôtel Le Canonnier pour vérifier les informations, on laisse cependant entendre dans le milieu des Casernes Centrales que ce dossier à fortes ramifications risque de faire des dégâts. Au vu des informations additionnelles dont disposerait la police outre  les dires de Gregorio Arena.
Convoqué devant le board des commissaires administratifs pour répondre de ces accusations, Ian Paterson a reconnu les faits, dont le paiement de la chambre d’hôtel, qu’il affirme avoir remboursé après coup, mais la majorité des commissaires administratifs n’ont rien trouvé d’anormal dans cette affaire. Comment le pouvait-il sans discriditer leur président, auteur de dérapages semblables en 2012 dans le fameux déjeuner de Chamarel.