Le comité d’appel, présidé par Me Robin Ramburn n’a pas bougé d’un iota et a maintenu les sanctions imposées contre le jockey de Patrick Merven, Cédric Ségeon. Six semaines de suspension et une forte amende de Rs 150,000. Sans nul doute le message est clair comme l’eau de roche à l’effet que le Mauritius Turf Club a pris une nouvelle orientation. Il faut croire et cela est certain qu’au niveau des finances — le niveau de l’assistance est loin des espérances depuis le début de la saison —la bataille est peut être perdue , mais au niveau de l’intégrité, le MTCa  montré qu’il y a un effort qui est fait et la confiance peut être rétablie. Sans doute pas totalement, mais certainement partiellement. Du moins nous l’espérons…
Revenons à la décision du comité d’appel, qui a décidé de maintenir les six semaines de suspension et les Rs 150 000 contre Cédric Ségéon pour sa monte peu convaincante sur Triad of Fortune lors de la 2e journée. Le Chief Stipe, Stéphane de Chalain et ses collègues (pas tous) ont du pousser un grand soupir de soulagement à l’heure du verdict jeudi soir. Cela fait longtemps que la chambre des commissaires n’avait pas gagné devant le comité d’appel puisque  son prédécesseur, l’Australien Ian Paterson laissait régulièrement des plumes devant celui là même qui à défendu le jockey français, Me Yahia Nazroo. Si la victoire a été totale pour la nouvelle équipe des Commissaires des Courses par contre la défaite a du être amère pour Yahia Nazroo et – cuisante pour tout l’entourage de Patrick Merven, qui pensait pouvoir retourner la situation en sa faveur.
Me Yahia Nazroo a été très vite mis à sa place tout comme l’entraineur Patrick Merven, qui pour dire le moins, ne s’est pas montré très coopératif lors de cette réunion, suivie avec intérêt par la presse.  Ce qui est encore plus révélateur dans ce dossier, c’est que le comité d’appel a tenu à préciser que la sentence de Cédric Segeon devait être exécutée immédiatement. Même le MTC a été surpris de cette décision d’ou une certaine confusion à l’heure de la désignation des remplacements du Français. En attendant la police a logé un «notice on departure» contre le jockey français et il va sans dire que ce dossier est loin d’être clos.
Quoiqu’il en soit, les turfistes et le public en général sont ravis. il était impératif d’envoyer un signal fort au monde hippique.  Selon une source, ce coup de massue a même retenti à la rue Madame où certains sont restés pantois. Comme quoi, il n’était pas si difficile de mettre un peu d’ordre dans cette maison, vieille de plus de 200 ans. Il fallait prend les décisions qui s’imposaient.
Toutefois dans le panier il faut bien qu’il y ait des pommes pourris, voire empoisonnées sinon l’histoire d’Adam et Eve n’aurait pas existé. Car nous croyons savoir que ce ne sont pas tous les commissaires des courses qui ont accueilli avec satisfaction le verdict du comité d’appel.
Certains qui avaient posé des ‘leading questions’ lors de l’enquête initiale, n’en reviennent pas. Ils trouvent que Cédric Segeon aurait du avoir la permission de monter lors de la 4e journée. Comme pour être fidèle a leur propre image c’était impossible pour eux de tenir leur langue, ils ont manifesté leur déception. Nous apprenons que des actions concrètes sont attendues d’ici quelques semaines…attendons voir.
La GRA convoque le MTC
Autre sujet qui a polarisé l’attention cette semaine est la convocation du MTC par la Gambling Regulatory Authority, qui semble-t-il n’était pas satisfaite du déroulement de la deuxième course de la 3e journée, remportée par la doublure de Patrick Merven, Don’t Say Don’t, monté par Swapneel Rama. Le Chief Stipe Stéphane de Chalain a eu à non seulement répondre à de nombreuses questions, mais il a eu à lire le déroulement de la course pour faire comprendre à la Gambling Regulatory Authority qu’il n’y avait rien d’anormal et que Cédric Segeon ne pouvait demander mieux à Mighty Lion.
Il ne fait pas l’ombre d’un doute en vertu de la GRA Act,  l’instance régulatrice a outre passé ses droits et que jusqu’à preuve du contraire, elle n’a pas la compétence technique pour pouvoir analyser le déroulement d’une course.
Par ailleurs dire qu’il y a eu un ‘betting coup’ alors que la cote de Don’t Say Don’t était passé de 29/1 à 16/1 ne demeure qu’une perception d’autant qu’aucune analyse des paris enregistrés sur le serveur de la GRA-MRA n’a été effectuée. Si la GRA veut vraiment contrôler la situation et veiller à ce que les droits des parieurs ne soient lésés, elle peut primo demander au MTC de lui faire une place comme observateur au sein du board des Commissaires des Courses, secundo permettre à ces derniers d’avoir accès aux données enregistrés sur le serveur des bookmakers et tertio s’assurer des services d’un conseiller hippique. Alors, la GRA verra définitivement plus clair.
Last but not least…en début de saison le MTC avait déclaré qu’il allait mettre deux bureaux à la disposition de la GRA et de la Police des Jeux au Champ de Mars. Est ce que cette proposition a été acceptée ou a-telle été rejetée et si oui quelles en sont les raisons?   Aujourd’hui, il existe cette drôle impression que la GRA, la Police des Jeux et le MTC sont en train de se surveiller l’un et l’autre alors qu’ils auraient du travailler ensemble, main dans la main pour justement protéger les intérêts des parieurs. Comme le préconise du reste le rapport de la commission d’enquête. Bref on est toujours à la case départ. Le bouledogue a peut être eu des dents, mais il est en train de perdre son temps avec un os sans chair.