A peine eurent-ils bénéficié de deux semaines de repos que nos chevaux de courses ont déjà repris le chemin de l’entraînement. En effet, après Floréal vendredi dernier, c’est au tour du  Champ de Mars d’accueillir, hier, les premiers coups de sabots de nos coursiers.
Cette première séance 2012, qui a débuté sur le coup de 5 heures et par un temps clément, a été plutôt tranquille dans l’ensemble, avec aucun incident à signaler. Seules les écuries Perdrau, Maingard, Gujadhur, Maigrot, Rameshwar Gujadhur, Raj et Mahess Ramdin, ont fait travailler leurs chevaux sur la petite piste où une séance plutôt légère les attendaient. Ils en ont, du reste, profité pour se dégourdir les jambes. Tout comme à Floréal, les séances d’entraînement auront lieu tous les matins à Port-Louis sauf le dimanche. Selon un officiel du MTC,  on est toujours à l’étape préliminaire dans la préparation des chevaux pour la nouvelle saison. Les choses vont vraiment s’accélérer à partir de mi-février où les chevaux seront soumis à des exercices plus poussés. La grande piste leur seront, du reste, toujours selon cet officiel du club, accessible pour les essais aux stalles et autres barrier trials.
Par ailleurs, M. Benoît Halbwachs, General Manager du MTC, nous a confirmé que la saison débutera officiellement le 24 mars prochain. Toutefois, le reste du calendrier est toujours a l’étude au sein des différentes autorités compétentes, dont la GRA et la Police entre autres. On ne sait toujours pas si la saison 2012 comprendra 38 ou 40 journées de courses comme l’avait envisagé, dans un premier temps, les dirigeants du club de la rue Eugene Laurent, qui soit dit en passant, fêtera ses 200 ans d’existence cette année.
On ose croire que, l’embargo que maintient toujours les autorités sud-africaines par rapport à l’exportation des chevaux vers Maurice, n’arrange guère les choses au niveau du MTC. D’ailleurs, le contingent attendu le 25 décembre dernier est toujours bloqué au pays de Mandela et selon M. Halbwachs, on n’a aucune visibilité quant à leur acheminement éventuel vers Maurice. Passer par Cape Town, comme l’exigent les autorités sud-africaines, engendra des coups énormes, selon les stakeholders de l’industrie hippique locale, cette ville étant effectivement plus éloignée de Maurice que Johannesburg, qui était jusque-là, la plaque tournante de l’acheminement des chevaux vers l’île.