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Le COVID -19 PROTOCOLS FOR RACE DAY For Thoroughbred Horse Racing in Mauritius qui circule depuis quelques jours ne serait pas celui qui sera mis en application le jour lorsque les courses reprendront leur droit au Champ de Mars. C’est ce que nous avons appris de source bien fondée. Selon nos renseignements, un premier protocole avait été préparé avant qu’il ne soit retravaillé sous les directives de la GRA, avec la complicité de hauts dirigeants du MTC sur les conseils d’un ex-banni devenu depuis quelque temps le nouveau Iznogoud de l’organisme de la rue Eugène Laurent. Ainsi, les amendements apportés comportent une liste de personnes qui seront autorisées à être présentes le jour des courses et qui interpelle.

S’il n’y a rien à dire sur tout ce qui concerne l’organisation des courses, c’est-à-dire les jockeys, entraîneurs et autres palefreniers, il faut regretter que manquent singulièrement à l’appel ceux qui doivent préparer et entretenir la piste. Référence est aussi faite que seulement trois Racing Stewards on duty seront présents, alors qu’il y aura quatre Administrateurs ! Pour quoi faire ? Boire un petit coup c’est agréable, mais à quels frais, puisque la princesse n’a plus de sous. On peut se poser la question sur la nécessité de leur présence, alors qu’aucun propriétaire ne sera autorisé à assister à une journée et donc à venir prendre la coupe. On s’interroge aussi de la présence de 4 membres de la GRA, quand il faut réduire le nombre de personnes présentes sur l’hippodrome, même s’ils sont généralement deux à superviser les échantillons pour le contrôle anti-dopage et un pour suivre la régularité des opérations en la personne du Chief of Integrity, Paul Bebee.

Par contre, concernant tous ceux qui sont du service essentiel dans le bon fonctionnement de la démocratie, là les restrictions sont bien sélectives et démontrent l’état d’esprit des nouveaux dirigeants des courses, les imposés de la GRA, le globe trotter qui ne pense qu’assurer son plantureux salaire et l’autre, le membre à vie, qui veut relancer la mécanique pour que les caisses vides des paris, pardon du pariaz, se remplissent au plus vite. Et ils ont un point commun. Barrez la route à ceux qui dénoncent leurs travers.
Venons-en à la présence médiatique qui dérange tant. Enfin pas tous. Les heureux sont ceux de la MBC TV qui sera composé de dix membres. Si notre mémoire est bonne, en temps normal, il n’y a jamais eu autant de personnes. Et puis il y a les 5 représentants pour de 5 des radios privées existantes. Il y a une toute nouvelle qui s’est déjà octroyée la première ligne. Tant mieux pour eux quoique le top devrait rester sur ses gardes pour ne pas se retrouver le bottom en l’air.

En ce qu’il s’agit de la presse écrite, pourtant inscrite dans le rapport initial, elle a été jetée à la poubelle. Non, il ne s’agit pas d’un oubli, c’était le moyen idéal de la mettre sur la touche. Et la raison derrière cette mise à l’écart est claire comme l’eau de roche. Iznogoud, et son compère des vacances de neige, et la nouvelle recrue à prix d’Or ont une sainte horreur de la presse écrite… enfin la partie qu’ils n’arrivent pas à contrôler.

En tout cas, tout ce beau monde devra encore attendre pour savoir si leur plan machiavélique de relancer l’hippisme aux dépens des gardiens du temple va être avalisé . Qu’on le sache, la moindre velléité de blocage ou de censure sera portée devant la justice. Le Covid-19 ne sera pas le prétexte à aucune atteinte à la liberté de la presse, ni d’aucune autre liberté fondamentale, d’ailleurs comme ceux des avocats ou de simples citoyens qui ont le droit d’exprimer avec humour leur désaccord. Les pyromanes n’ont qu’à bien se tenir, ils pourraient être les premières victimes des feux liberticides qu’ils sont en train d’allumer. La braise couvre sous les cendres et n’attendent que la mèche pour faire exploser les esprits surchauffés.

Doit-on vraiment se précipiter pour remettre en marche l’industrie hippique et celle du betting — toujours sans les bookmakers — dans cette période exceptionnellement suffocante ? Le débat est permis et doit avoir lieu, mais il ne serait être kidnappé par des intérêts corporatistes. Doit-on devant tant de misère qui se profile à l’horizon tenter le diable ? Pourquoi une idée folle, comme celle d’avoir inventé l’école, ne germerait pas dans nos têtes confinées ou pas. Et si finalement dans cette période sans précédent, on faisait courir les courses sans paris mais juste avec les stakesmoney — donnés par le GM sous forme de stimulus package pour récompenser une industrie qui nourrit ses caisses depuis deux siècles sans aucun retour — afin de rendre leur honneur aux propriétaires, too much taken for granted, les seuls qui investissent et que pourtant la hiérarchie « picsou ou picksou des course traite » comme un pestiféré qui aurait été contaminé par le coronavirus. Nous verrons alors qui sont les vrais amoureux des courses ou qui sont les draculas ?
Si tout le monde est d’accord, rendez vous le 30 ou le 23 si vous voulez. Il paraît que c’est la date préconisée par Iznogoud.