Pravesh Horil aura à purger une lourde suspension de cinq journées pour sa monte sur Ambassador Rex dans la dernière course de dimanche dernier. Le Mauricien a été trouvé coupable — il a accepté ses torts — de n’avoir pas monté son cheval à la satisfaction des Racing Stewards.
Le reproche fait à l’encontre de Pravesh Horil concerne deux parties de la course. Pour les RS, il n’a pas, au passage du but pour la première fois, dirigé son cheval derrière Rebel’s Game, alors qu’il était en position de le faire vu qu’il y avait assez d’espace. Puis, entre les 1200 et les 900m, il préféra rester à l’extérieur, faisant son cheval couvrir plus de terrain, même s’il était largement capable de prendre position derrière le meneur.
Pravesh Horil accepta sa faute, tout en ajoutant qu’il ne portait pas de gants et que son cheval avait commencé à tirer. Il souligna qu’il pensait que Rye Joorawon l’aurait laissé prendre la direction des opérations. L’entraîneur Ramapatee Gujadhur trouva également que le jockey aurait dû regarder à l’arrière et reprendre sa monture pour la placer derrière Rebel’s Game. Après délibérations, Pravesh Horil fut lourdement sanctionné.
Pas moins de trois enquêtes pour la course du Maiden eurent aussi lieu. Cependant, dans les trois cas aucune sanction ne fut prise. Le premier à être entendu fut Jeanot Bardottier (Bulsara). À la question de savoir s’il n’aurait pas pu attaquer plus tôt, il répondit que les instructions étaient de trouver une position à la corde et demeurer à une distance qui lui permetterait d’accélérer.
Son entraîneur ajouta qu’il lui avait dit que le cheval possédait un short burst. Jeanot Bardottier déclara qu’il commença à se rapprocher aux 600m, mais que Diamond Light le poussa vers l’extérieur. Ses explications furent notées.
Swapneel Rama (Skippyjon Jones) fut entendu en compagnie de son entraîneur. Patrick Merven déclara qu’il pensait que son cheval avait couru en cinquième position vu qu’Everest et One Cool Dude avaient déjà montré du pas.
Questionné sur le fait qu’il avait commencé à reprendre son cheval au passage des 600m pour la première fois, il répondit qu’il avait toujours en tête le fait que son entraîneur lui avait reproché d’avoir suivi de trop près lors de la précédente sortie de son cheval.
Pour lui, le plus important était de relaxer sa monture. Il ne s’était pas inquiété que Vettel et Love Struck avaient pris une certaine avance, car Skippyjon Jones avait battu les deux la dernière fois. Selon lui, ses adversaires étaient derrière lui.
Swapneel Rama dit alors pourquoi les chevaux qu’il précédait n’avaient pas tenté quelque chose. Il devait aussi ajouter qu’il aurait campé sur sa position au cas où l’un d’entre Everest, Diamond Light ou Bulsara auraient amélioré sa position. Il souligna que c’était sa toute première monte dans le Maiden en 15 ans. Ses explications furent notées, mais il lui fut demandé de faire montre de plus de jugement à l’avenir.
Derreck David fut questionné pour la monte d’Everest. Le Sud-Africain déclara qu’il avait été décidé de courir plus relaxe et de ne pas le brusquer du fait qu’un doute subsistait sur la tenue de son cheval. Gilbert Rousset dit qu’il n’avait rien à redire sur la course d’Everest. Le cheval a confirmé qu’il n’avait pas la distance. Les explications de Derreck David furent notées.
Une enquête sur la monte de Diamond Light était aussi prévue ce matin. Cependant, elle n’a pu avoir lieu car ceux concernés étaient absent.
Déposition à la police
Par ailleurs, on a appris qu’une déposition a été effectuée par le jockey Jean-Roland Boutanive à l’encontre de l’entraîneur Ricky Maingard, qui avait critiqué la monte du cavalier mauricien sur Cools Style quand une enquête avait été ouverte sur la course de Billy Bojangles dimanche après-midi. L’entraîneur Randhir Pertaub a rencontré les Racing Stewards à ce sujet in camera.