Bon nombre de gens mettent en exergue que le pays est doté d’institutions à la ‘Westminster‘ et d’une longue tradition démocratique. Tout le monde, ou presque, se construit un idéal démocratique mauricien exportable à souhait et qui constituerait un modèle pour la région. Mais quelle est la réalité de notre démocratie ?
Maurice ne fait que dans le mirage démocratique. Et pour preuve, si certains politiciens démagogues décrient les « Sept Familles » qui tiendraient les rênes de notre économie, ils évitent soigneusement de dénoncer les sept autres qui accaparent la sphère politique locale depuis plus de 50 ans.
Alors qu’une démocratie pérenne et vivante doit songer à son renouvellement, Maurice, elle, fait partie de ces pays où seuls deux ou trois noms d’une caste (ou catégorie socio-religieuse bien précise) occupent, voire monopolisent le poste de Premier ministre – autrement dit, on fait la pluie et le beau temps sous le ciel mauricien. (Lire les contributions récentes de Parvèz DOOKHY sous la rubrique Forum).
Certains vous diront alors, à juste titre, que des élections sont régulièrement organisées avec comme toile de fond, un multipartisme bien réel, gage de la santé démocratique d’un Etat de droit. Foutaise ! Le ‘First past the post system’ ou le système majoritaire à un tour tant voulu et défendu au Lancaster House par RAMGOOLAM-père fut l’une de ses premières armes pour monopoliser le pouvoir politique. Si le « Prince de Maurice », autrement dit le Premier Ministre, voulait vraiment démocratiser le pays il aurait commencé par réformer son propre poste en en limitant la durée.
Le texte intitulé « INCONSEQUENCES POLITIQUES – La réforme du… régime totalitaire ! »  de JOËL TOUSSAINT, publié mardi dans la page Forum du Mauricien, analysent dans le détail les travers de notre système politique et y apportent des solutions. L’avènement d’une véritable démocratie à Maurice ne se fera toutefois pas sans encombre. La dynastie ethno-castéiste en place fera tout pour conserver les privilèges … Cependant, nul ne pourra stopper la volonté de tout un peuple.