Le ministère de l’Éducation lance un appel aux personnes compétentes pour faire partie de son Comité des Sages sur l’Histoire de Maurice. Celui-ci aura pour responsabilité de produire le matériel nécessaire à la réalisation d’un manuel pour l’enseignement de cette matière. L’histoire de Maurice sera introduite au secondaire en 2014. L’accent sera mis sur la période pré et post indépendance.
Outre les hauts officiers du ministère de l’Éducation et du Mauritius Institute of Education (MIE), l’avis des citoyens expérimentés en la matière serait pris en considération dans l’élaboration du curriculum de l’Histoire de Maurice. Du moins, c’est ce que fait comprendre le ministère en invitant les personnes ou groupes ayant une bonne connaissance de l’histoire contemporaine à se faire connaître auprès de la Curriculum Development and Evaluation Section du ministère de l’Éducation au plus tard le jeudi 15 août. Un Comité des Sages sera par la suite mis en place pour préparer le matériel nécessaire à l’enseignement de cette matière en 2014.
Alors qu’on aborde déjà le troisième trimestre, d’aucuns se demandent à quelle vitesse ce comité va travailler afin que le matériel soit prêt à la rentrée l’année prochaine. Lors de la présentation de cette nouvelle matière, le ministre de l’Éducation a fait ressortir qu’il s’agit d’une réorganisation de l’enseignement de l’Histoire, en allégeant la période coloniale et en incorporant l’histoire contemporaine.
Selon le ministère de l’Éducation, il y a actuellement une duplication des thèmes de l’ère précoloniale/coloniale entre le upper primary et le lower secondary. L’Histoire de Maurice mettra l’accent sur la période menant à l’accession de Maurice à l’indépendance et les années suivantes. Le but, selon le ministère concerné, étant de « permettre aux étudiants de connaître les facteurs politiques, économique et sociaux ayant influencé l’histoire de Maurice », tout en les amenant à mieux connaître l’engagement de certaines personnalités.
Cette nouvelle matière sera dispensée par les enseignants de Social Sciences, qui suivront une formation à cet effet. Il est également prévu que l’évaluation se fasse à partir de projets et de présentation de groupes, au lieu de se cantonner aux examens écrits.