Le vacoas ou pandanus, de la famille des pandanaceae, est une des plantes tropicales les plus utilisées dans certaines îles du Pacifique. Il sert par exemple à fabriquer l’habitat traditionnel, à faire de la vannerie, des bijoux et des vêtements et pour certains usages cosmétiques. Les fruits ou drupes, qui se conservent facilement, étaient jadis cuits et mangés en cas de disette. À Maurice, plusieurs lieux à l’instar de Mare-aux-Vacoas et Vacoas / Phoenix témoignent par leur patronyme de la présence de cette famille de plantes.
Bien que ses espèces utilitaires aient aussi fait la renommée de notre vannerie et celle de Rodrigues, la situation écologique du pandanus n’est guère enviable. Sur les 19 espèces de pandanus existantes à Maurice (une vingtième n’a pas un statut clairement déterminé), 18 sont endémiques de l’île  et une, communément cultivée dans les jardins, l’est aux trois îles des Mascareignes. À part quatre ou cinq espèces considérées comme éteintes, toutes sont en danger d’extinction à divers degrés, exception faite de celle qui est cultivée, mais qui semble éteinte dans la nature.
Le pandanus pseudomontanus était considéré jusqu’à tout récemment, comme la plus rare des 700 espèces de vacoas existant au monde, sachant que des fleurs femelles et les fruits n’ont jamais été observés, et que seuls deux plants mâles avaient été identifiés en 1968 par Joseph Guého sur la montagne du Pouce. Avec le palmier, le lin et quelques autres, le vacoas est une plante dioïque, des pieds différents portant les fleurs mâles et les fleurs femelles. Récemment plus d’une soixantaine de plantes ont été répertoriées principalement sur des pentes raides du Pouce, ce qui soulage les biologistes qui n’avaient jusqu’alors d’autre choix que de la considérer comme une morte vivante, incapable de former des graines pour se reproduire, en l’absence de femelle. La probabilité que tous les nouveaux individus trouvés soient des mâles est quasiment nulle, ce qui augure une chance de sauver l’espèce d’une extinction jusqu’alors considérée comme inéluctable.
Le vacoas non utilitaire n’a été décrit comme une plante nouvelle pour la science qu’en 2002 par Joseph Guého lui-même et son collègue français du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, Jean Bosser dans le cadre du projet « Flore des Mascareignes ». Ils les décrivent en ces termes : « Port arbustif bas, feuilles étroites, faisceau des étamines, ne correspondent à aucune des espèces connues de l’île Maurice. Par contre, elle se rapproche du P. montanus de La Réunion par ses feuilles étroites et les caractères de l’inflorescence mâle, les étamines groupées en faisceau… » En revanche ce dernier mesure 3 à 5 m de haut, contrairement à la plante mauricienne qui reste à 1 m 50 au meilleur de sa forme.