La demande auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) afin que les athlètes des quatre fédérations qui composent le handisport local intègrent la High level Sports Unit (HLSU) a été faite au début de l’an dernier par le président de la Mauritius Paralympic Committee (MPC) Jean-Marie Malepa. Ce projet qui a finalement abouti cette année verra un nombre de huit athlètes (deux par fédération) de la Physically, Mentally, Visually et Aurally Handicapped Persons Sports Federation bénéficier d’une allocation mensuelle du MJS, selon leur niveau respectif.
La majorité des athlètes devrait intégrer la grille d’allocation de niveau régional à l’exception de Cédric Ravet et Scody Victor, de la PHYSFED, qui ont participé aux Jeux du Commonwealth à Glasgow en 2013, en atteignant la finale et la demi-finale en athlétisme et en natation respectivement.
Lors d’une rencontre entre Jean-Marie Malepa et le ministre de la Jeunesse et des Sports, Yogida Sawmynaden, la semaine dernière, plusieurs projets ont été discutés, notamment l’ouverture d’un centre de formation ainsi que la classification des athlètes. Il faut savoir que les handisportifs doivent obligatoirement être classifiés en fonction de leur niveau de handicap avant de pouvoir participer à une compétition internationale. De plus, l’importance d’un directeur technique national a également été discuté.
« Notre combat n’a donc pas été en vain. Ma rencontre avec le ministre a été très positive et je suis satisfait surtout que les performances de nos athlètes seront davantage reconnues », confie Jean-Marie Malepa. Il soutient que les athlètes devront aussi faire beaucoup plus d’efforts.
Jea-Marie Malepa espère que les locaux pourront être en action dans les diverses compétitions internationales au programme de cette année mais cela dépendra aussi du budget. Les JIOI qui se tiendront à l’île soeur demeurent toutefois le principal objectif cette année, où la délégation de handisportifs sera en plus grand nombre, soit 25 athlètes.
« C’est un grand pas pour nous que nos athlètes soient des nouveaux boursiers. Cela ouvrira beaucoup de portes et aidera au développement », conclut Jean Marie Malepa.