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La loi de l’offre et de la demande semble plus que jamais s’appliquer à ce que l’on peut assister actuellement sur les réseaux sociaux en matière d’achats en ligne et de livraison à la maison. Plus les jours passent, plus les produits proposés en vente avec le concept home delivery sur les réseaux sociaux varient.

Il y a trois semaines encore ce sont les légumes qui attisaient l’intérêt des consommateurs, privés de bazars et de supermarchés, disposés alors à payer un prix fort pour un panier composé de produits les plus prisés en cuisine, dont l’oignon et la pomme de terre. Depuis, les prix pour quelques kilos de légumes et de fruits n’ont pas changé. Pour se faire livrer 3 patates, 3 chou chou, un peu moins d’un kilo de tomates, du thym, une tranche de giraumon, une petite variété de condiments et quelques autres légumes à l’unité, il faut débourser environ Rs 1500.

Au début des enseignes spécialisées en produits maraîchers qui avaient flairé l’ouverture d’un créneau à exploiter n’ont pas lésiné sur le tarif de leur service. Un panier de légumes et de fruits, relativement variés mais imposés, à la porte du client, est vendu à Rs 2500. L’ouverture des supermarchés n’a pas pour autant ralenti la demande pour la livraison à domicile. Et parallèlement, les services proposés ont fleuri à une vitesse grand V. C’est ainsi qu’au nom du confinement et du rappel avisé : Res Lakaz, même les vendeurs de boulettes s’y sont mis! Sans compter les restaurants, toutes gammes confondues. A ce sujet, comme la crise économique pa get figir, un politicien s’est aussi jeté à l’eau pour promouvoir le home delivery service de son business gastronomique. Et que dire des fast-foods? Kebab, pizza, le poulet du colonel… les amateurs de la restauration rapide se rattrapent.

Mais depuis quelques jours, il n’y a pas que les produits alimentaires: y compris le dhall puri et le farata, qui arrivent à la porte des consommateurs. Du petit électroménager, au moule en aluminium pour gâteaux tout comme des boîtes à emporter et des couverts en plastique, il y a aussi des bouteilles de whisky, de vin et autres spiritueux, des produits de quincaillerie, des cigarettes, du fumier, des produits biodégradables, sanitaires et nettoyage, des cadeaux à offrir pour un anniversaire en confinement…bref la liste des produits non essentiels est longue.

Alors que le confinement devrait développer la capacité à se passer momentanément de ces choses non indispensables à la survie pendant une période de crise et encourager les alternatifs, cette réaction en dit long sur des habitudes forgées par une société de consommation.