Soirée en demi-teinte samedi soir au Sapin pour le concert en hommage à Jagjit Singh. Les hymnes iconiques du ghazal n’ont pas rencontré un très large public, en dépit d’une performance spectaculaire de la troupe de Ramma Kisnah et de Subhash Dhunoohchand.
Le roi du ghazal se retournera peut-être dans sa tombe en apprenant la nouvelle : pas plus d’une douzaine de personnes en début de soirée, et presque la moitié au cours de la première heure pour un concert organisé pour lui rendre hommage au Sapin.
Un hommage qui a donné lieu à un moment musical fort. Le tabla endiablé de Subhash Dhunoohchand, orné des cymbales du pad électronique de Vishal Napaul, défiant les gammes lentes mais envoûtantes de Ramma Kisnah au chant et à l’harmonium. Le tout subtilement renforcé par des accords de Bernard Barbe à la guitare. Le déplacement en valait vraiment la peine.
Ambiance quasi transe tout au long de la soirée, portée par une acoustique améliorée des lieux. Le public n’a eu aucun mal à se laisser bercer par les chansons mémorables de Jagjit Singh, cette voix partie trop tôt en 2012. Le quartet ne s’est pas laissé décourager par l’auditoire peu nombreux et a assuré une belle prestation durant la totalité du concert, même si la guitare n’était pas présente en deuxième partie. La cause invoquée : le manque de préparation avant l’événement à cause du court délai.
Le concert a cependant rendu un vibrant hommage à Jagjit Singh. Même si les musiciens n’ont touché qu’une poignée de gens, ils ont su partager avec passion les richesses de la musique indienne.