La mairie de Port-Louis a dévoilé vendredi au Musée de la photographie une plaque commémorative en l’honneur de l’écrivaine Marie Leblanc. Cette Mauricienne d’exception, disparue en 1915, a marqué la littérature mauricienne par plusieurs écrits et revues, dont Le Soleil de Juillet. « Marie Leblanc était une grande dame. Elle est l’une de nos plus grandes écrivaines », a déclaré le lord-maire Mamade Kodabaccus.
Marie Leblanc est née en 1867. Elle se fait connaître en 1890 à travers le recueil La Vie et le rêve. Cet ouvrage, composé de 19 nouvelles, fait surtout la part belle aux histoires d’amour tragiques. Plusieurs de ces histoires seront d’ailleurs reprises dans les revues qu’elle publiera plus tard.
L’écrivaine était aussi connue pour ses traductions, dont celle de Diane de Breteuille, roman écrit par sir Edward Henry Jerningham. La traduction sera un volet important de son activité régulière. S’agissant de ses revues, elles comporteront plusieurs contes, nouvelles et poèmes traduits.
En 1890, Marie Leblanc crée La Semaine Littéraire de l’île Maurice. Un cyclone mettra toutefois fin à cette aventure en 1892. Le Soleil de Juillet, revue annuelle destinée à commémorer le 14 juillet, sort quant à elle en 1891. L’année suivante, l’écrivaine lance Les Roses de Noël, également annuelle et marquant les fêtes de Noël. Cette publication paraîtra pendant 22 ans et, comme la précédente, ne s’arrêtera qu’en raison du décès de Marie Leblanc.
Cinq ans plus tard, Marie Leblanc lance une revue saisonnière paraissant chaque année de mai à septembre, mois correspondant à la saison lyrique de Port-Louis. De 1897 à 1908, cette revue fournira aux amateurs tous les renseignements sur les opéras et opérettes au programme de la saison en cours, sur les ténors, barytons et autres sopranos, sur les coulisses des représentations. Marie Leblanc modernise alors la présentation de ce type de presse. Elle reprend également une revue à laquelle elle avait antérieurement contribué, La Nouvelle Revue Historique et Littéraire.
Marie Leblanc fait aussi une brève incursion dans le monde du sport en 1903 en tentant l’édition trois fois par semaine d’un journal sportif et d’humour. Mais cette tentative sera un échec tout comme son prédécesseur dans ce domaine en 1880. Deux autres revues annuelles suivront : The Empire Day et Rex Imperator.
L’écrivaine est décédée en 1915. Marie Leblanc préparait à manger sur une lampe à alcool lorsque le feu a éclaté. Elle devait succomber à ses blessures. Il n’existe par ailleurs aucune photo d’elle.