Le psychanalyste et penseur Jacques Lacan a disparu en septembre 1981, il y a trente ans. Pour honorer l’homme et son oeuvre, et mieux les faire connaître sous nos latitudes, une psychologue, un psychanalyste, également poète et peintre, un linguiste et un enseignant se sont réunis pour préparer un séminaire ouvert au public, lundi 26 septembre, à partir de 10 h, à la salle du conseil de la Municipalité de Port-Louis.
Le Dr Kavi Vadamootoo ouvrira cette journée avec un exposé introductif sur « Lacan within a clinical context : the unconscious is always a leaky think, hence it speaks » (ou « Lacan dans un contexte clinique : l’inconscient est toujours une chose fuyante, donc cela parle »). Il sera suivi par le Dr Issa Asgarally qui, en tant que linguiste, ne pouvait échapper au thème du « jeu des signes » chez Lacan. La psychologue Cherianne Carta prendra la parole sur « Lacan et la construction identitaire. » Et c’est l’enseignant et interprète Ramanujam Sooriamoorthy, qui conclura ces rencontres avec la parole du grand homme.
Né en 1901, Jacques Lacan est un des grands successeurs de Sigmund Freud, qui a cependant divisé le milieu de la psychanalyse. Sa thèse en psychiatrie porte la marque des surréalistes qu’il fréquentait à l’époque. Ses idées structuralistes ont été présentes tout au long de la vie de cet homme qui considérait que l’inconscient était structuré comme le langage. Faisant école, Jacques Lacan a enseigné jusqu’aux derniers instants de sa vie. Pour énoncer sa théorie sur la structuration semblable du langage et de l’inconscient, il s’est appuyé sur trois oeuvres majeures du père de la psychanalyse, dont il est un brillant explorateur : L’interprétation des rêves, Psychopathologie de la vie quotidienne, et Le mot d’esprit dans ses rapports avec l’inconscient.