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De nombreuses initiatives ont honoré lundi la mémoire de la journaliste et blogueuse anticorruption maltaise Daphne Caruana Galizia, assassinée il y a six mois, tandis qu’à Londres ses fils ont accusé le gouvernement maltais d’inaction. Des affiches, posées dans les rues de Malte par OccupyJustice, un groupe militant dirigé par des femmes, détournaient lundi les titres de films connus pour attaquer le Premier ministre Joseph Muscat, son chef de cabinet et le ministre du Tourisme

«Daphne Caruana Galizia a été assassinée alors qu’elle dénonçait des affaires de cor- ruption choquantes. Six mois plus tard, nous n’avons toujours pas une idée de qui a or- donné ce meurtre et personne n’a assumé la responsabilité politique pour cet assassinat», a dénoncé OccupyJustice dans un communiqué. Le groupe a aussi critiqué «les gens méprisables” qui gouvernent Malte, un pays “où l’Etat de droit se trouve à un niveau ridicule et dangereux».

A Londres, des dizaines de personnes se sont rassemblées devant l’ambassade de Malte, brandissant des photos de la journaliste assassinée avec le mot-dièse «Justice For Daphne.» «Ce que nous demandons, ce n’est pas seulement la justice pour ce meurtre mais aussi la justice pour les crimes sur lesquels notre mère écrivait», a déclaré à l’AFP son fils Matthew Caruana Galizia, 32 ans, en n’était pas «un pays normal», car sinon le meurtre aurait été suivi de démissions. Six autres veillées se sont te- nues à Londres, Edimbourg, Washington, Berlin, Dresde et Amsterdam, à l’appel notamment de la Fédération internationale des journalistes. Par ailleurs, 45 journalistes appartenant à 18 organes de presse (dont Le Monde, La Repubblica, The Guardian et The New York Times) à avoir mené des enquêtes depuis cinq mois «pour compléter» le travail de la journaliste maltaise.