Une unité de chimiothérapie sera opérationnelle le 4 février au Jawarharlall Nehru Hospital, Belle-Rose, évitant ainsi aux patients du Sud nécessitant ce traitement d’avoir à se rendre à l’hôpital Victoria, Candos. Cette initiative du ministère de la Santé s’inscrit dans le cadre de la Journée mondiale contre le cancer qui sera célébrée le même jour.
Le cancer est une maladie qui touche de plus en plus de personnes. Le cancer constitue encore aujourd’hui la première cause de mortalité dans le monde, alors que le National Cancer Register enregistre 2 000 nouveaux cas chaque année et qu’il fait un millier de morts par an. Cette maladie est souvent dépistée au stade final chez le malade. En moins de cinq ans, le nombre de personnes atteintes a presque doublé. À Maurice, les femmes sont beaucoup plus touchées que les hommes, le cancer du sein étant le plus répandu chez nous. Le nombre de nouveaux cas de cancer du sein est passé de 269 en 2006 à 432 en 2010. D’autres types de cancers courants sont ceux de l’intestin, de la prostate, du col de l’utérus et des poumons.
Face au nombre grandissant de malades, le ministère de la Santé travaille sur une série de mesures pour leur venir en aide. L’un des objectifs du ministère est la décentralisation du traitement de chimiothérapie. Après l’hôpital du Nord et celui de Candos, qui ont déjà leur département de chimiothérapie, l’unité au Jawaharlall Nehru Hospital sera ainsi opérationnelle à partir du 4 février, coïncidant avec la célébration de la Journée mondiale contre le Cancer.
Selon l’OMS, le cancer aura fait 84 millions de morts entre 2005 et 2015 si aucune mesure n’est prise. Dans chaque pays du monde, des moyens importants sont ainsi mis en oeuvre pour faire reculer cette maladie. L’intérêt de cette journée est aussi de faire prendre conscience de l’utilité d’un dépistage précoce, qui favorise la guérison.